Cette fois, c’est fait : le décret d’application de l’ordonnance relative aux marchés publics vient d’être définitivement adopté, et entre en application dès le 1er avril ! Il fixe de nouvelles règles contraignantes pour les acheteurs du Grand Paris. Voici quelques points-clés de ce nouveau corpus juridique.
L’actualité des marchés publics d’Ile-de-France.
Lancer et attribuer un marché de partenariat
L’ordonnance du 23 juillet 2015 a profondément modifié les modalités de lancement et d’attribution d’un marché de partenariat public-privé. Les conditions ont été considérablement renforcées.
Nouvelles règles pour les marchés de partenariat
L’ordonnance du 23 juillet 2015 soumet les anciens contrats de partenariat public-privé (PPP) à de nouvelles règles, en les plaçant dans le formalisme concurrentiel des marchés publics, au sens du droit européen.
Réforme de l’urbanisme et simplification des destinations
Ce mois de janvier 2016 a été marqué par l’entrée en vigueur de plusieurs normes juridiques qui sont venues ajouter à notre ordonnancement juridique un nouveau code, celui des relations entre le public et l’administration, ainsi que de nouvelles dispositions prenant place dans le code de l’urbanisme, en lui conférant un véritable caractère de nouveauté.
Nouvelles contraintes pour les concessions
Tout le droit des concessions vient d’être réécrit, afin de transposer une directive européenne. Une uniformisation du concept de « concession » est entreprise, ayant des incidences en pratique.
Nouveau corpus juridique des concessions
L’ordonnance et le décret réformant en profondeur le droit des concessions en France ont été définitivement adoptés. De nouvelles contraintes s’appliquent aux aménageurs et concessionnaires dès avril prochain.
Concession de travaux publics ou marché public ?
Le choix entre les deux régimes juridiques, d’une concession de travaux publics ou d’un marché public, est d’autant plus d’actualité que la France doit transposer la nouvelle directive « concession », en réformant sa loi Sapin de 1993.
Choisir entre concession et marché public
Pour la première fois en Europe, une directive « concession » a été adoptée et la France doit la transposer en droit interne. A l’heure où les directives « marchés publics » sont transposées, il convient de préciser les critères de distinction entre ces deux types de contrats.
Vers la fin des commissions d’appel d’offres ?
L’ordonnance du 23 juillet 2015 a consacré une mesure passée relativement inaperçue et qui change pourtant fondamentalement le rôle et la place des commissions d’appel d’offres dans les marchés publics.
La Vefa est-elle un marché public ?
La vente en l’état futur d’achèvement (Vefa) a toujours suscité débats quant à sa soumission ou non aux règles (notamment européennes) des marchés publics. Mais le droit actuel semble trancher définitivement la question.
Nouveau formulaire européen obligatoire
La Commission européenne vient d’adopter le nouveau formulaire unique que les praticiens des marchés publics doivent absolument utiliser à compter du 26 janvier. Ce formulaire est censé simplifier les procédures.
Obligation de facturation électronique
Plus que quelques mois pour s’adapter : les entreprises et les administrations doivent intégrer la nouvelle pratique de la facturation électronique, en tenant compte d’un calendrier de déploiement relativement serré, dont la première échéance tombe le 1er janvier prochain.
Quels seuils applicables depuis le 1er janvier ?
De nombreux seuils en marchés publics ont changé en ce début d’année et d’autres ont été modifiés l’année dernière. L’occasion de présenter une synthèse des seuils désormais applicables.
Responsabilités des contractants en matière de déchets
Les signataires d’un marché public engagent leurs responsabilités réciproques en matière de traitement de déchets. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, la responsabilité pèse bien plus sur le maître d’ouvrage (acheteur) que sur l’entreprise prestataire.
Salaire minimum dans les marchés publics
Une jurisprudence européenne innove considérablement en matière d’accès à la commande publique. Elle consacre une condition liée à l’exigence d’un salaire minimum, que les directives européennes n’ont pourtant pas consacrée jusqu’à présent.
Activités de réseaux exonérées de marchés publics
La nouvelle ordonnance sur les marchés publics maintient la distinction européenne entre les marchés liés à des activités d’opérateur de réseaux et les autres. Certaines activités de réseaux sont exclues du formalisme concurrentiel des marchés publics.
Passage du seuil de 3 000 euros TTC à 5 000 euros HT
Passé relativement inaperçu, un seuil a été modifié dans le Code du travail et a des incidences dans le cadre des marchés publics. L’occasion de rappeler que, dès 5 000 euros HT, des obligations s’imposent.
Les prestations dispensées de marchés publics
L’ordonnance du 23 juillet 2015 sur les marchés publics dresse la liste des catégories de marchés dispensés de formalisme concurrentiel. Autant d’exonérations que les praticiens peuvent invoquer pour une contractualisation directe avec un prestataire.
Un nouveau seuil de formalisme à 25 000 euros HT
Le seuil en dessous duquel le formalisme des marchés publics est extrêmement allégé est passé à 25 000 euros HT, via un premier décret d’application de l’ordonnance de juillet 2015. Mais quel est le minimum légal à respecter désormais en dessous de ce seuil ?
Trois exclusions du formalisme des marchés publics
L’ordonnance qui vient d’être adoptée et publiée au Journal officiel prévoit, notamment, trois exclusions du champ concurrentiel des marchés publics, inspirées des directives européennes. Souplesses que l’acheteur peut intégrer dans son mode de fonctionnement.