Armada des Jeux olympiques : mobilisation générale des acteurs de la Seine

Au lendemain de la confirmation par Paris 2024 d’une cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques sur la Seine, avec un spectacle protéiforme totalement inédit et une armada de 160 navires embarquant 10 500 athlètes, les différents acteurs de la Seine se mobilisent avec enthousiasme pour relever le défi et assurer son héritage.

« La Seine va changer de dimension », résume Olivier Jamey. Le président de la Communauté portuaire de Paris ne cache pas son enthousiasme à la suite des annonces, lundi 13 décembre 2021, de Paris 2024, qui a détaillé le déroulé des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 qui auront pour théâtre la Seine, d’Austerlitz au Pont de l’Alma. « Cela nous donne une occasion absolument unique de montrer ce que l’on sait faire et ce que l’on peut faire », ajoute Dominique Ritz, directeur bassin de Seine-Loire aval de Voies navigables de France (VNF), qui confirme la mobilisation générale en cours.

« Cet événement et ses préparatifs vont constituer un laboratoire de la Seine de demain dans toutes ses dimensions, industrielles, logistiques, touristiques, tout en ayant une portée nationale », estime à son tour Didier Léandri, président d’Entreprises fluviales de France (E2F), qui représentent l’ensemble des entreprises de navigation française, à la fois de fret et de passagers.

© Paris 2024 / Florian Hulleu

Emmanuel Grégoire, 1er adjoint de la maire de Paris, partage naturellement cet engouement : « C’est un projet très fédérateur et qui ouvrira la cérémonie au plus grand nombre, fait-il valoir. C’est enthousiasmant de se mobiliser ensemble pour le succès de ce beau projet. La Seine est aussi symboliquement le trait d’union des territoires métropolitains ».

Une task force dédiée

« Nous avons besoin de ce genre de projets fous », poursuit Olivier Jamey, qui annonce, avec Didier Léandri, la création prochaine d’une « task force » dédiée. La forme juridique de cette structure devrait être annoncée début janvier. Il s’agit d’organiser la coopération déjà lancée entre le comité d’organisation des JOP et la profession. Car le défi est énorme. Pour les acteurs de la Seine, c’est l’occasion d’accélérer les différentes transformations en cours, qu’il s’agisse d’aménager les berges et les quais, de décarboner la flotte, d’organiser les installations dédiées à la logistique ou de changer l’image du fleuve, de ses multiples activités et opérateurs.

« Nous sommes à la fois très visibles et très mal connus, résume Didier Léandri. Nous avons longtemps vécu comme dans une sorte d’enclave. Les JOP permettront d’ouvrir davantage encore le port et nos activités sur la ville, on peut penser à la signalétique et à l’accessibilité aux quais », illustre-t-il.

« Changer les rapports du fleuve et de la ville »

« Cet événement donne une opportunité unique de changer les rapports du fleuve et de la ville, poursuit Olivier Jamey. Et tout ce qui est fait pour les Jeux olympiques doit être pensé sur le long terme ». « L’implication d’E2F en tant que fédération nationale est essentielle, elle permettra notamment d’associer les transporteurs de passagers et de fret franciliens ou d’ailleurs et d’intégrer pleinement les bateliers qui ne l’auraient pas forcément été sinon, mais qui figurent parmi les premiers concernés », ajoute Didier Leandri.

Olivier Jamey. © Jgp

Didier Léandri. © Jgp

Seine port union, qui fédère les différentes communautés portuaires de l’Axe Seine, devrait également être mise à contribution, notamment pour identifier des unités complémentaires sur le fleuve si jamais les bateaux locaux ne suffisaient pas et pour contribuer à des capacités autres, comme des sites d’entraînement, de répétition ou des bases logistiques.

En l’occurrence, et alors que la France s’est engagée à organiser les premiers JOP neutres en carbone, Dominique Ritz voit dans la perspective de la cérémonie d’ouverture l’opportunité de renforcer encore le plan d’aide à la modernisation et à l’innovation (Pami), guichet unique auprès duquel les propriétaires de navires peuvent obtenir des subventions pour rétrofiter leur bateaux, substituer des moteurs électriques ou hydrogènes au diesel (jusqu’à 60 % du montant des travaux). Un Pami auquel Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, vient déjà d’annoncer un prochain abondement. « Nous avons 30 mois pour réussir, conclut Didier Léandri, cela peut paraître long, mais c’est en fait très court ».

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