E-commerce : un marché virtuel aux impacts très réels, by l’IAU

En 15 ans, le chiffre d’affaires du e-commerce en France est passé de 150 millions d’euros à 57 milliards d’euros, rappelle l’IAU dans une étude baptisée « E-commerce : un marché virtuel aux impacts très réels ». L’Institut résume, pour l’Ile-de-France, les enjeux en trois défis : le foncier, la circulation, le stationnement.

La France est au 6e rang du marché mondial du e-commerce et au 3e rang européen, souligne l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) dans une récente étude (*). En dix ans, le nombre de sites dédiés est passé de 6 000 à 165 000 en 2014. 76 % des entreprises du secteur de l’hébergement et 56 % de celle des voyages réalisent de la vente en ligne.

En huit ans le nombre de transactions a été multiplié par près de 5,5. Les Français dépensent en moyenne annuellement 514 euros. En 2015, 71 % des Franciliens ont consommé sur Internet.

Toujours plus de livraisons

Efficacité commerciale rime avec efficacité logistique. Les choix en termes de délais et de lieux de livraisons se multiplient. La livraison à domicile perd du terrain (62 % des colis étaient livrés à domicile en 2012, 46 % en 2014) au profit des points relais, du retrait en magasin… qui permettent de massifier les flux. L’interaction entre vente en ligne et points de vente physique progresse. Le magasin devient un outil logistique.

Un territoire / 3 défis

  • Le foncier / l’e-commerce accentue les contraintes spatiales : être près du consommateur suppose des espaces libres dans les grands bassins de consommation. Or seulement 4 % des surfaces des plateformes des dix principaux e-commerçants en France se situent à l’intérieur de l’A86. La promesse d’une livraison toujours plus rapide, dessine de nouveaux espaces jusque dans les lieux de vie des e-Franciliens.
  • La circulation / le développement du e-commerce multiplie les véhicules utilitaires légers (VUL), occupant la voirie. Les « mini »moyens de transport émergent dans les grandes métropoles pour les derniers mètres. Ils n’occultent pas les flux au départ des plateformes en semi-remorques.
  • Le stationnement / la durée de livraison d’un colis doit être courte dans une tournée où les points de livraison se multiplient. Mais l’accès à une place adaptée n’est pas garanti.

    © DaveStorm

    Les « mini » moyens de transport émergent dans les grandes métropoles pour les derniers mètres. © DaveStorm

Le retour en force du « bon vieux point relais »

Ces points relais existent depuis plus de 30 ans en France. De 2008 à 2012 leur nombre a progressé de 67 % en France. C’est une bonne alternative à la livraison à domicile, qui est complétée par les consignes automatiques.

Collaboratif virtuel, collaboratif physique

Les expériences se multiplient. Le collaboratif virtuel progresse et pourrait déboucher sur des outils collaboratifs physiques, si la rentabilité économique est au rendez-vous.

Le B2C confirme la nécessité d’agir vis-à-vis de la route et d’intégrer la logistique, à l’heure où le territoire, la ville, le quartier, la rue, l’immeuble se renouvellent et où les gares se déploient.

 

* Lire l’étude dans son intégralité : E-commerce : un marché virtuel aux impacts très réels

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