P. Simon : « Une reconnaissance de l’attractivité internationale du Grand Paris »

Le président de Paris-Ile de France Capitale Economique salue l’accord annoncé le 2 novembre par China Investment Corporation et la Caisse des dépôts pour le financement de projets et actifs du Grand Paris d’un montant initial d’un milliard d’euros.

Comment appréciez-vous l’annonce d’un partenariat financier entre China Investment Corporation (CIC) et la Caisse des dépôts en faveur du Grand Paris ?

Pierre Simon.

Pierre Simon.

A Paris-Ile de France Capitale Economique (PCE), nous nous félicitons de cet accord. Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il donne, en quelque sorte, la mesure du chemin parcouru au cours des dernières années. CIC, que nous rencontrons chaque année, avec différents acteurs économiques, s’interrogeait, il y a trois ans encore, sur les conséquences pour la France de la crise de la zone euro, de même que sur la volonté de mener à son terme le projet du Grand Paris.

Aujourd’hui, la décision de CIC montre que nous avons su dissiper ces doutes. Nous nous en réjouissons aussi parce que CIC peut, en l’occurrence, jouer un rôle de catalyseur. Le choix de ce grand établissement, connu et suivi par les investisseurs internationaux, peut renforcer, à travers le monde, la confiance dans les projets de la région capitale.

Vous pensez que d’autres accords de ce type sont à venir ?

Incontestablement, une dynamique est enclenchée, des deux côtés. C’est-à-dire aussi bien du côté des investisseurs internationaux que de celui des acteurs qui portent le Grand Paris. Voilà plusieurs années que, lors de nos différents road-shows, PCE sensibilise les investisseurs étrangers sur l’intérêt de ce projet de développement économique majeur. Mais pour que nous restions crédibles sur la durée, il fallait que les choses bougent du côté français…

Chacun constate les dynamiques à l’œuvre sur le terrain, le rapprochement des universités et des laboratoires de recherches publics et privés, le développement des pôles de compétitivité, des incubateurs, le foisonnement des start-up. Je note aussi le rôle moteur du gouvernement, avec un Premier ministre qui réunit régulièrement des comités interministériels dédiés, pour s’assurer du bon avancement des projets. Encore une fois, l’accord avec CIC constitue incontestablement une reconnaissance de la dynamique ainsi enclenchée.

Pour autant, vous considérez que l’effort doit être maintenu ?

Oui. D’ailleurs, nous partons à la fin de ce mois à Hong Kong et Pékin avec une délégation d’acteurs majeurs du Grand Paris. Nous présenterons des projets préalablement sélectionnés avec le cabinet d’Emmanuel Macron, la préfecture de région et le tour de table de PCE. Nous rencontrerons à cette occasion les Fonds souverains et institutionnels à long terme. Nous participerons au Mipim Asie, qui nous donnera une forte visibilité. Et puis, il faut garder à l’esprit que la concurrence entre les global cities est vive, comme l’a clairement montré la récente visite du gouverneur de Tokyo. Toutes les grandes métropoles développent les mêmes arguments d’attractivité, basés sur l’innovation, la connectivité des territoires, la qualité de vie… Il est nécessaire de poursuivre et amplifier la dynamique.

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