Reprise économique : 1re baisse des procédures de négociation depuis octobre 2016  

Le nombre des ouvertures de procédures mises à la disposition des entreprises en difficulté continue de diminuer rapidement au plan national (- 7,6 %, en glissement annuel au 1er novembre 2017) comme en IIe-de-France (- 7,5 %), relève l’Observatoire consulaire des entreprises en difficulté (OCED) de la CCI Paris Ile-de-France.

« Au plan national, les ouvertures de procédures (voir encadré définition) se situent à 14 % en-dessous de leur niveau de 1993 et 13 % sous celui de 2009. Elles ont retrouvé leur niveau d’entrée dans la crise, fin 2008 », relève l’Observatoire consulaire des entreprises en difficulté (OCED) de la CCI Paris Ile-de-France dans sa dernière livraison (*).

«  En Ile-de-France, traduisant la spécificité de la région, ces ouvertures s’établissent à près de 32 % en dessous du pic historique de 1993 ; elles sont aussi inférieures au palier atteint en 2009 (de près de 11 points) », note l’OCED.

Sur un an, en glissement annuel au 1er novembre 2017 :

  • Dans le cadre de l’alerte du président du tribunal de commerce, le nombre des entretiens décroît très fortement pour le quatrième mois consécutif : -8 %.
  • Le recours aux procédures amiables (mandat ad hoc et conciliation) est en nette diminution pour la première fois depuis octobre 2016, avec une baisse très sensible du nombre de mandats ad hoc : – 8 %.
  • Le nombre de procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire se réduit toujours vivement : – 16 %.
  • Les liquidations judiciaires continuent de voir leur nombre diminuer, suivant la tendance observée depuis plusieurs mois : – 5 %.

La croissance française continue de s’améliorer

« D’un point de vue général, on constate en Ile-de-France une forte diminution des ouvertures de procédures collectives et une baisse du nombre des ouvertures de procédures amiables. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte où l’économie mondiale est dynamique et où la croissance française continue de s’améliorer », note l’OCED, qui détaille les facteurs de cette reprise :

  • ajustement à la hausse de la prévision de croissance du PIB pour 2017 ;
  • anticipation d’une croissance de même niveau pour le 1er trimestre 2018 ;
  • accélération des créations d’entreprises ;
  • envolée du climat des affaires en Europe et en France;
  • signature du premier accord sur le Brexit ;
  • augmentation de la production totale de biens et services ;
  • progression de près de 6 % du marché automobile européen ;
  • investissement soutenu des entreprises ;
  • optimisme général des chefs d’entreprises ;
  • amplification constante du recul des demandes de délai adressées à l’Urssaf par les TPE ;
  • accélération toujours sensible de la diminution des avances et du nombre des bénéficiaires de la garantie AGS…

Mais, moins positif, l’OCED note également le rebond du prix du pétrole et des matières premières industrielles, le déficit du commerce extérieur pesant pour un demi-point sur la croissance, la stagnation de la consommation des ménages, la prévision d’un ralentissement du pouvoir d’achat en 2018 en lien avec le calendrier d’application des mesures fiscales, les difficultés de recrutement exprimées par les entreprises ainsi que la faible diminution du taux de chômage malgré l’augmentation de la création d’emplois.

 

(*) Sources : Banque de France pour les données nationales et OCED pour les données franciliennes.

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