Parc des expos de la Porte de Versailles : la phase 1 s’achève

Inauguré à l’automne, le Paris convention centre sera le plus grand centre de congrès d’Europe, pouvant accueillir jusqu’à 35 000 personnes. Valode & Pistre, Jean Nouvel, Christian De Portzamparc, Dominique Perrault et Jean-Michel Wilmotte sont à l’œuvre pour ouvrir et paysager le lieu, qui achèvera sa métamorphose en 2024.

Si Paris est le leader mondial du secteur des congrès et salons, ses capacités étaient jusqu’à présent paradoxalement limitées. Aucun équipement, notamment, ne permettait d’accueillir les plus grands « Congrex » (congrès/exposition). Une carence prochainement réparée.

La première phase de la rénovation du Parc des expositions de la porte de Versailles est quasiment achevée. © Viparis

Dès le 23 novembre 2017, le nouveau pavillon 7, entièrement reconfiguré par Valode & Pistre, abritera le Paris convention centre, le plus grand centre de congrès d’Europe.

Le 3° niveau du Paris convention centre, d’une capacité, modulaire, de 5 200 places. © Jgp

Jean Pistre (Valode & Pistre), dans le hall 7, dont la rénovation est en cours d’achèvement. © Jgp

Une capacité portée à 35 000 congressistes

Jusqu’à 35 000 congressistes pourront se rassembler dans les trois niveaux du hall 7 du Parc des expositions de la Porte de Versailles, baigné de lumière naturelle et offrant une vue de choix sur Paris, reconstruit par Eiffage construction (130 millions d’euros de travaux).

« Ce nouveau site, complémentaire du Palais des Congrès de Paris offre des configurations sur-mesure. Avec une salle plénière jusqu’à 5 200 places assises, connectée à 44 000 m² d’exposition. Des manifestations de plus de 30 000 participants ont déjà confirmé leur venue et des congrès d’envergure sont planifiés jusqu’en 2022 », indique Viparis, filiale à part égale d’Unibail Rodamco et de la chambre de commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France. Une réduction de 30 % de la consommation énergétique du hall 7 est annoncée pour 2020.

Un anneau de LEDs de 40 mètres de diamètre

La rénovation du Parc des expos, qui accueille chaque année le Mondial de l’automobile, le Salon de l’auto ou le Congrès des maires de France – manifestations maintenues pendant le chantier – s’étend sur dix ans pour s’achever en 2024.

André Santini en visite sur le chantier. © Jgp

Avec trois phases, dont une première qui se terminera à l’automne 2017. Au terme de cette première phase et après deux ans de travaux, la place d’accueil a été intégralement repensée. « La Plaza » a été conçue comme un lieu de rencontre et d’échanges autour d’un gigantesque anneau de LED de 40 m de diamètre, ce qui en fait le plus grand dispositif en Europe, indique Viparis.

Un gigantesque anneau de LED de 40 m de diamètre a été installé à l’entrée du Parc. © Viparis

Dans le Hub des services, un Relay et un Monop’Daily ont ouvert et offrent des services et des produits de proximité. Dans le « petit parc », la façade du Pavillon 1 se drape désormais d’une grande voile métallique de couleurs argentée et dorée signée Dominique Perrault. Afin de faciliter les périodes de montage et de démontage, et garantir le confort des piétons, une nouvelle terrasse logistique a été aménagée ainsi que des travelators installés le long de l’allée centrale.

Mama Shelter et Novotel

La deuxième phase des travaux devrait s’achever à l’automne 2018 et verra les halls 6 et 8 démolis et reconstruits, à l’est du Parc ainsi que la construction de deux hôtels (Mama Shelter et Novotel). 1,5 ha d’agriculture urbaine est prévu sur les toitures du futur pavillon 6. Globalement, la végétalisation et le verdissement du parc constituent une constante de son nouvel aménagement. « Nous avons voulu faire l’inverse des boîtes à chaussures reliées par des passerelles qui constituent le lot commun de la plupart des grands parcs d’exposition à travers le monde », indique Jean Pistre. Dominique Perrault réalise la façade du pavillon 1, Jean Nouvel l’auvent du pavillon 6, Christian de Portzamparc la façade du pavillon 3 dans un plan d’ensemble dessiné par Valode & Pistre qui réalise également les halls 4, 5, 6 et 7.

« Nous avons voulu faire l’inverse des boîtes à chaussures reliées par des passerelles », indique Jean Pistre. © Jgp

L’architecte souligne le défi que constitue un tel chantier, compte tenu de ses enjeux logistiques et du nombre de visiteurs potentiels, quelque 200 000 simultanés, « qui en font un projet plus complexe qu’un aéroport ». « Un tel équipement peut devenir une machine infernale », résume Jean Pistre. La rénovation du pavillon 7, d’architecture brutaliste, « c’est-à-dire non pas brutale mais utilisant des matériaux à l’état brut », comme le rappelait l’architecte, a constitué également un challenge complexe. Un soin particulier a été porté à l’ouverture du parc sur les communes avoisinantes, qu’il s’agisse de Paris bien sûr mais aussi de Vanves et Issy-les-Moulineaux. Des protections contre les nuisances sonores et une localisation des zones logistiques visant à limiter la gêne occasionnée ont été mises en œuvre. Les flux de piétons et de véhicules ont été séparés.

La Tour Triangle contribuera à la mixité des lieux, fait valoir Viparis. © Viparis

L’édification de la Tour Triangle, dont le permis de construire est attendu dans les jours qui viennent, contribuera à la mixité fonctionnelle des lieux, ajoutant aux halls d’expositions et de congrès et aux hôtels une activité tertiaire, souligne également Viparis.

5 milliards de retombées par an

« L’ensemble de l’activité de Viparis représente 1,2 milliard d’euros de retombées directes et plus de 5 milliards d’euros de retombées indirectes par an pour l’économie francilienne », a souligné Didier Kling, président de la CCIR, lors d’une visite de chantier, vendredi 7 avril 2017.

« L’ensemble de l’activité de Viparis représente 1,2 Milliard € de retombées directes et plus de 5 Milliards € de retombées indirectes par an pour l’économie francilienne, a souligné Didier Kling. © Jgp

« L’ensemble de l’activité de Viparis représente 1,2 milliard d’euros de retombées directes et plus de 5 milliards d’euros de retombées indirectes par an pour l’économie francilienne », a souligné Didier Kling. © Jgp

« Par ailleurs, les 500 millions d’euros d’investissements consentis par Viparis pour moderniser ses infrastructures sont réalisés sans subvention publique, ajoute-t-il. Paris convention centre constituera une pièce maîtresse dans l’attractivité de la ville de Paris et de la région Ile-de-France. Il fallait rénover, réinventer ce site, lui donner une nouvelle identité. C’est le Grand Paris des congrès et salons qui se développe à Paris expo porte de Versailles. Un projet générateur d’emplois et de retombées économiques au bénéfice de la filière congrès-exposition et de toutes les parties prenantes du tourisme d’affaires », poursuivait le président de la CCIR.

Vue sur la Tour Eiffel depuis les restaurants terrasses. © Viparis

« Pour la chambre, l’affirmation du leadership du Grand Paris dans le secteur des congrès et salons est essentielle également parce que ces manifestations, souvent internationales, constituent les premières marches vers l’export des PME franciliennes, note Etienne Guyot. La rénovation du Parc des expositions de la Porte de Versailles, celle du Palais des congrès de la Porte Maillot, en discussion, tout comme la desserte future du Parc de Villepinte contribuent à l’attractivité de la métropole dans son ensemble », poursuivait le directeur général de la chambre.

« Notre but est de faire du parc une exposition universelle permanente, qu’il participe pleinement à la programmation culturelle du Grand Paris », a indiqué Michel Dessolain, directeur général de Viparis.

Au centre, Michel Dessolain, directeur général de Viparis. © Jgp

En vertu du concept cher à Viparis de « guest attitude » qui consiste à placer l’expérience du congressiste au cœur des préoccupations, des aménagements multiples, bancs connectés, aire de repos, sont prévus.

Christophe Cuviller, président du directoire d’Unibail-Rodamco. © Jgp

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