Meet’up GreenTech verte 2019 : des start-up pour sauver la planète

Trois ministres, François de Rugy, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson, étaient présents à Station F mardi 4 juin 2019 pour assister au salon de l’innovation durable, le Meet’up GreenTech verte, organisé par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Station F était verte mardi 4 juin 2019, pour accueillir 200 start-up soucieuses de préserver l’environnement et souhaitant échanger et lever des fonds. L’entrepreneuriat conscient des problématiques de demain s’y était donné rendez-vous, dans le cadre du salon Meet’up GreenTech verte.

C’est dans l’immense pépinière créée par Xavier Niel en 2017 que ces jeunes entreprises, labellisées GreenTech verte par le ministère, sont venues présenter leurs innovations sur plus de 70 stands et rencontrer la cinquantaine d’investisseurs présents pour l’occasion.

Brune Poirson, dans les allées du GreenTech verte, à Station F. © Jgp

Station F était verte mardi 4 juin 2019, pour accueillir 200 start-up soucieuses de préserver l’environnement, d’échanger et de lever des fonds. © Jgp

L’évènement, organisé par le ministère de la Transition écologique et solidaire offrait en parallèle dans l’amphithéâtre les interventions de politiques, le ministre François de Rugy, les secrétaires d’Etat Brune Poirson et Emmanuelle Wargon, ainsi que de grands entrepreneurs comme Frédéric Mazzella, fondateur de BlaBlaCar, et des organisations environnementales, à l’instar de WWF France représenté par Aurélie Pontal.

Bouillonnement d’idées

On retrouve désormais dans tous les domaines le souci de se responsabiliser et de participer à la transition écologique. Le salon s’organisait ainsi en huit villages thématiques : bâtiment, transports, économie circulaire, biodiversité, énergies renouvelables, efficacité énergétique, prévisions des risques et santé.

Dans les allées de l’incubateur XXL, Cool Roof, le bouclier de l’espace, vante sa peinture blanche réfléchissante qui renvoie plus de 90 % des rayons solaires et permet ainsi de réduire la consommation due à la climatisation. Materr’UP présente son « béton vert » à l’argile sans ciment. Koovee propose de déguster ses cuillères comestibles, plus goûteuses et plus écolos que leurs cousines en plastique. Présentes également à Station F, la ruche connectée de BeeLife pour sauver les abeilles, les start-up souhaitant recycler les déchets de la biomasse et foule d’applications mobiles pour se sensibiliser aux questions environnementales en s’amusant.

La GreenTech, un marché qui pousse

Les enjeux économiques figuraient au premier plan de ce Salon puisque des espaces « rendez-vous d’affaires » accueillaient toute la journée des rencontres entre investisseurs et entrepreneurs. Frédéric Mazzella, président et fondateur de BlaBlaCar, soulignait d’ailleurs que « les levées de fonds sont 15 fois plus importantes et nombreuses qu’il y a 10 ans ».

Rencontre avec les start-up pour François de Rugy. © Jgp

Les signataires de la charte numérique responsable. © Jgp

L’entrepreneur représente, pour toutes ces jeunes pousses, la réussite idéale. De fait, le multimillionnaire rappelle que BlaBlaCar rassemble aujourd’hui 70 millions de membres de 22 pays. Le fil conducteur environnemental est lui aussi respecté puisqu’il annonce que son entreprise permet d’économiser 1,6 tonne de CO2 par an, plus que l’émission annuelle de Paris : 1,3 tonne par an.

Plus important encore, il constate, grâce à son initiative, un changement des mentalités : « Quand j’ai dit en 2006 à mes amis que je me lançais dans le covoiturage, ils m’ont répondu, c’est un truc pour les marginaux, les radins, les beatniks ». Aujourd’hui plus d’un jeune français sur deux entre 18 et 25 ans a ouvert un compte BlaBlaCar.

Quand j’ai dit en 2006 à mes amis que je me lançais dans le covoiturage, ils m’ont répondu, c’est un truc pour les marginaux, les radins, les beatniks.

Un consensus : les progrès doivent se poursuivre

A la fin de la journée, le bilan est clair, de nombreux progrès restent à réaliser en termes de soutien aux entreprises écoresponsables. « L’Etat doit lever les freins règlementaires à l’innovation », résume le commissaire général au développement durable Thomas Lesueur, rappelant que « le rôle de l’Etat est la réglementation et pas forcément le financement ».

Paula Forteza, députée LREM de la 2e circonscription des Français à l’étranger, propose quant à elle d’ouvrir davantage les données, pour que les entreprises aient accès facilement aux bilans énergétiques des bâtiments ou au bilan carbone des produits.

Enfin, après avoir encouragé les jeunes innovateurs – « C’est vous qui montrez le chemin, vous qui avez les deux pieds dans le XXIe siècle ! » -, la secrétaire d’Etat Brune Poirson a regretté le retard de la France en matière de recyclage, des bouteilles en plastique notamment, avec une sur dix dans les grandes villes.

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