Plusieurs élus entouraient Patrick Ollier mercredi 26 juin 2019 pour une présentation des enjeux sanitaires et climatiques qui sous-tendent la mise en place progressive d’une zone à faibles émissions (ZFE) métropolitaine, à compter du 1er juillet prochain.
Patrick Ollier, notamment entouré de Daniel Guiraud, vice-président de la métropole en charge de plan climat air énergie métropolitain, et de Ludovic Toro, président de la commission santé de la métropole, a décrit mercredi 26 juin 2019, à quelques jours de son entrée en vigueur progressive, les enjeux de la zone à faibles émissions (ZFE) métropolitaine.
Une conférence de presse servie par l’actualité, alors que Paris subit la conjonction d’un nouveau pic de pollution et d’une canicule, et que le Haut conseil pour le climat vient de souligner dans un rapport que la France n’a toujours pas pris la mesure du changement climatique en cours.
Le maire de Rueil-Malmaison, commune qui a signé ce mercredi 26 juin 2019 l’arrêté municipal instaurant une zone à faibles émissions, a rappelé que la pollution de l’air provoquait 6 600 morts par an en Ile-de-France. Ludovic Toro, maire de Coubron, conseiller communautaire, médecin généraliste de profession et président de l’observatoire régional de la santé, a souligné l’impact de la pollution de l’air en particulier sur les enfants.
Une écologie pédagogique
Les élus métropolitains ont insisté sur le caractère progressif du dispositif, les sanctions n’étant prévues qu’à compter de 2021. A cette date, les ZFE métropolitaines et parisiennes seront en cohérence, restreignant toutes deux les véhicules classés en Crit’air 4 et 5.
Patrick Ollier a regretté, compte tenu des enjeux à la fois sanitaires et climatiques, que certains continuent de sembler être « seulement préoccupés par leurs problèmes de carburateur ». Les élus métropolitains qui soutiennent majoritairement ce dispositif regrettent que certains de leurs collègues rechignent à le mettre en place, pour des raisons officielles de justice sociale, mais aussi motivés par la crainte de sanctions électorales à l’approche des municipales.
Aides pour changer de véhicule
Répondant à la principale critique de ceux qui s’opposent à cette ZFE, les élus métropolitains ont rappelé leur combat pour obtenir que les foyers les plus modestes bénéficient d’aides financières leur permettant de changer de véhicules. Ainsi le cumul des aides publiques peut atteindre 17 000 euros, et des échanges se poursuivent avec le gouvernement, afin que des dispositifs de type micro-crédit ou que des prêts à taux zéro garantis par l’Etat soient mis en place dans les meilleurs délais.
Deux sites internet www.jechangemavoiture.gouv.fr et www.primealaconversion.gouv.fr vont ouvrir pour informer le public et lui permettre de solliciter des aides. La MGP va financer par ailleurs la signalétique communale de la ZFE.

Selon une étude d’Airparif, la ZFE permettra de réduire dès la 1re étape (Crit’air 5) les émissions de pollutions (- 3 % pour le dioxyde d’azote NO2, – 2 % pour les particules de PM10 et – 3 % pour les PM2,5), rappelle la métropole. Ces effets vont au-delà du périmètre concerné par la ZFE. Le nombre d’habitants de la métropole exposés à des niveaux supérieurs aux valeurs limites diminue de 5 %. Dès cette 1re étape de la mise en œuvre de la ZFE, le nombre d’établissements recevant du public (ERP) soumis à un dépassement diminuerait de 6 %, soit près de 70 établissements protégés. « Malgré les dérogations prévues, les effets de la ZFE sur la qualité de l’air engendrent des résultats considérables », souligne Patrick Ollier.


