Edito – Un vent de renouveau sur la région capitale

Des différentes tables rondes du Salon de l’association des maires d’Ile-de-France ressort l’idée que le débat institutionnel autour du Grand Paris ne doit pas être rouvert avant 2017. Tant mieux. Mais on commence néanmoins à en parler beaucoup.

Chacun sait que la métropole et ses 12 territoires sont mal nés. La Région, sous la férule débridée de Valérie Pécresse, constitue une concurrente affichée de la métropole. Paris, fière et puissante, n’entend pas, on le sait, se laisser dicter sa conduite par les maires de sa périphérie. Et Paris métropole, comme l’a démontré son dernier comité syndical, ne souhaite pas faire de la figuration. Mentionnons la puissance des départements de petite couronne, qui plus est s’ils s’allient entre eux et la faiblesse d’un gouvernement pour le moins essoufflé. Ajoutons à cela les appétits partisans, qui vont s’aiguiser au fil des mois, à mesure que l’on s’approchera de l’échéance présidentielle. Et tout est réuni pour que chacun tire à hue et à dia, au détriment des projets qui seuls, pourtant, comptent. Voilà ce que pensent les pessimistes. En réalité, tout pousse à croire que les choses ne vont pas se passer comme cela.

Edito-2

Ouverture du Salon de l’Amif, le 12 avril 2016, au Paris Event center de la Porte de la Villette. ©Jgp

Un vent nouveau, frais, souffle sur la région capitale. Il s’est manifesté tout au long des trois jours du Salon de l’Amif, lors de débats souvent passionnants, en tout cas renouvelés par la nouvelle configuration née des lois NOTRe et Maptam, et qui oblige les élus à sortir de leurs habituelles complaintes face à l’Etat jacobin. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette jouvence doit beaucoup à Paris métropole, et à la sympathie – osons le mot – qui s’est créée entre les élus franciliens, à force de palabres. Le terme n’est pas forcément péjoratif.

Les maires de la Région ont appris à se connaître, à travailler ensemble. Ils l’ont répété lors de leur salon, Porte de la Villette. Et beaucoup sont plus courageux qu’on ne le dit. C’est, en particulier, le cas de leur président. Oser affirmer, à la tribune du Salon de l’Amif qui fêtait sa 20e édition, que la commune nouvelle – c’est-à-dire la fusion des municipalités – constitue la solution d’avenir n’est pas donné à tout le monde. C’est ce qu’a fait Stéphane Beaudet. Chapeau. Quel que soit le cadre législatif, on ne résoudra pas les problèmes de l’Ile-de-France, logement, transport, environnement, attractivité, sans dépasser l’émiettement communal. Le reste est littérature.

Sur le même sujet

Top

Centre de préférences de confidentialité

Cookies strictement nécessaires

Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site web et ne peuvent pas être désactivés de nos systèmes. Ils ne sont généralement qu'activés en réponse à des actions que vous effectuez et qui correspondent à une demande de services, comme la configuration de vos préférences de confidentialité, la connexion ou le remplissage de formulaires. Vous pouvez configurer votre navigateur pour bloquer ou être alerté de l'utilisation de ces cookies. Cependant, si cette catégorie de cookies - qui ne stocke aucune donnée personnelle - est bloquée, certaines parties du site ne pourront pas fonctionner.

PHP - Cookie de session, gdpr[allowed_cookies], gdpr[consent_types]

Advertising

Cookies de performance

Ces cookies nous permettent de déterminer le nombre de visites et les sources du trafic sur notre site web, afin d'en mesurer et d’en améliorer les performances. Ils nous aident également à identifier les pages les plus / moins visitées et à évaluer comment les visiteurs naviguent sur le site. Toutes les informations, collectées par ces cookies, sont agrégées et donc anonymisées. Si vous n'acceptez pas cette catégorie de cookies, nous ne pourrons pas savoir quand vous avez réalisé votre visite sur notre site web.

_ga, _gat, _gid

Other