La Ville de Paris programme la transformation des abords de Notre-Dame, sur l’île de la Cité, jusqu’en 2030. Conçu par le groupement du paysagiste Bas Smets, le projet prévoit plus de 180 arbres supplémentaires, un parvis rafraîchi et une continuité paysagère jusqu’à la pointe de l’île. Les interventions en sous-sol ont été revues.
Après la réouverture de la cathédrale en décembre 2024, le réaménagement de ses abords avance par secteurs. Un dossier de presse municipal communiqué en septembre 2026 fixe au printemps 2027 l’achèvement des travaux à l’arrière de Notre-Dame, sur le quai de l’Archevêché et dans le square de l’Île-de-France. Le parvis et l’avant de la cathédrale seront ensuite en chantier de l’été 2027 à la fin de 2028. Le square Jean-XXIII et la promenade Maurice-Carême suivront en 2029-2030, après la libération définitive des emprises du chantier de la cathédrale, attendue fin 2028.
La transformation a déjà commencé. L’Établissement public Rebâtir Notre-Dame (EPRND) a aménagé, pour le compte de la Ville, le « petit parvis », devant les trois portails, ainsi qu’une première partie de la rue du Cloître-Notre-Dame. Engagées à l’occasion de la réouverture, ces interventions ont été achevées fin 2025. La municipalité a finalisé la transformation de cette rue à l’été 2026. Des fouilles sur le parvis ont également livré des découvertes dont la présentation fera l’objet d’une communication distincte.
Le parti paysager consiste à former une « grande canopée », selon les termes du dossier, dont le parvis sera la clairière. Plus de 180 arbres seront plantés, tandis que les 180 sujets existants seront conservés. Le projet associe ce renforcement du couvert arboré au rafraîchissement du parvis, sans détailler le dispositif technique retenu. La Ville articule trois objectifs : l’adaptation au changement climatique, la mise en valeur du patrimoine et l’amélioration de l’accueil des visiteurs.
Le quai de l’Archevêché deviendra une promenade. À la pointe de l’île de la Cité, les aménagements ouvriront des vues sur la Seine et l’île Saint-Louis, avec un cheminement autour de Notre-Dame. Entre les squares de l’Île-de-France et Jean-XXIII, le parking laissera place à un espace végétalisé. Le parvis est pensé comme « un espace ouvert et accessible à toutes et tous », précise la Ville. Les perspectives sur la cathédrale seront préservées ; le mobilier patrimonial, la fontaine et le kiosque du square Jean-XXIII restaurés.
Une végétalisation renforcée
Depuis la présentation de 2024, le traitement des espaces souterrains a évolué. Ces changements doivent, indique la Ville, renforcer la végétalisation et l’adaptation climatique en surface. Leur contenu précis n’est toutefois pas exposé. Le dossier ne donne ni surfaces détaillées, ni programme chiffré de logements, de bureaux ou de commerces. Il ne précise pas davantage le coût actualisé, les financeurs ou la répartition de leurs contributions.
La Ville porte l’opération, confiée au groupement conduit par Bas Smets après un dialogue compétitif. Bas Smets s’est entouré notamment des architectes de l’agence GRAU pour l’architecture et l’urbanisme, de Neufville-Gayet Architectes pour le patrimoine, d’INGEROP et de l’Atelier Franck Boutté pour l’ingénierie. Une concertation de six mois, engagée en juin 2021, et une commission de vingt citoyens tirés au sort ont accompagné la démarche. La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture a validé les ambitions du projet en février 2022, puis la proposition de l’équipe lauréate en mai 2023.




