Le taux de chômage s’élevait à 8,8 % au 1er trimestre 2015 en Ile-de-France, contre 10 % en France, mais les écarts se sont creusés entre les Yvelines, où il est le plus faible, et la Seine-Saint-Denis, qui connait le taux le plus fort.
Le chômage augmente, en un an, dans tous les départements franciliens sauf à Paris, où il est stable, relève l’Insee dans sa note de conjoncture n°6 (juillet 2015). Au premier trimestre 2015, l’emploi salarié francilien continue de progresser légèrement (+ 0,1 %). En un an, sa croissance (+ 0,3 %) est principalement portée par les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien, relève l’Insee dans sa note de conjoncture. La construction perd encore des emplois en ce début d’année. Le taux de chômage francilien diminue légèrement au premier trimestre, comme en France métropolitaine, pour s’établir à 8,8 %. Mais fin mai 2015, le nombre de demandeurs d’emploi augmente encore.
Les créations d’entreprises ont été moins nombreuses au cours de ces cinq premiers mois que l’année précédente. Les défaillances du premier trimestre 2015 ont augmenté par rapport au premier trimestre 2014. Les ventes de logements neufs se contractent. Fin mai 2015, le nombre de logements autorisés à être construits au cours des 12 derniers mois est en baisse (- 7,1 %), tout comme le nombre de logements dont la construction est commencée. L’évolution de la fréquentation hôtelière des cinq premiers mois de l’année 2015 est variable selon les mois, en légère diminution au total.
Chômage stable à Paris
Après la stabilisation observée au cours du trimestre précédent, le taux de chômage francilien diminue légèrement au premier trimestre, pour s’établir à 8,8 % de la population active, note également l’Insee. Il suit la même évolution qu’en France métropolitaine (- 0,1 point), où ce taux s’élève désormais à 10,0 % de la population active. À un an d’intervalle, le taux de chômage s’est accru de 0,1 point dans la région, légèrement moins rapidement qu’en France métropolitaine (+ 0,2 point). L’écart entre les deux taux est relativement stable depuis plusieurs années.
Le chômage augmente, en un an, dans tous les départements franciliens sauf à Paris, où il est stable. L’augmentation la plus sensible concerne la Seine-Saint-Denis (+ 0,4 point). L’écart s’est donc creusé en un an entre ce département, dont le taux est le plus élevé de la région (13,1 %) et les Yvelines dont le taux de chômage est le plus bas de la région (7,2 % au premier trimestre 2015).
Tassement des ventes de logements
Après la nette embellie du dernier trimestre 2014, les ventes de logements neufs dans la région se sont contractées au premier trimestre de cette année (- 11,4 % par rapport à ce dernier trimestre 2014), révèle également l’Institut. Cette baisse est plus sensible qu’au niveau national (- 2,4 %). La dégradation régionale est aussi constatée en cumul annuel entre avril 2014 et mars 2015 (- 5,5 %). Les prix de vente de logements neufs au mètre carré sont actuellement stables dans la région (- 0,1 % par rapport au quatrième trimestre 2014), mais affichent une légère augmentation par rapport au premier trimestre 2014 (+ 1,1 %).
Activité hôtelière « erratique »
En Ile-de-France, l’activité hôtelière a connu des évolutions diverses au cours des cinq premiers mois de l’année. Les taux d’occupation sont majoritairement inférieurs à ceux observés l’an passé. Après deux mois d’amélioration du nombre des nuitées par rapport à l’année dernière, la tendance s’est inversée au cours des mois de mars puis d’avril, avant un léger rebond au mois de mai. Au total, la fréquentation hôtelière a diminué de 140 000 nuitées (- 0,6 % par rapport aux cinq premiers mois de 2014).
Ce recul concerne essentiellement la clientèle étrangère (- 115 000 nuitées, soit – 0,8 %), mais aussi dans une moindre mesure la clientèle française (environ 30 000 nuitées de moins, soit – 0,2 %).
Au premier trimestre 2015, l’activité a déçu aux États-Unis et au Royaume-Uni, relève également l’Insee. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Les échanges mondiaux se sont contractés, dans une ampleur inédite depuis la récession mondiale de 2009. En revanche, le PIB de la zone euro a gardé le rythme de croissance atteint fin 2014 (+ 0,4 %). La reprise s’y diffuse progressivement avec l’effet des baisses passées du prix du pétrole, sur la consommation des ménages, et du cours de l’euro, sur les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Les pays anglo-saxons regagneraient en dynamisme dès le printemps, notamment grâce à une plus grande vigueur de la consommation. Au total en 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient relativement peu dynamiques.