Projet de MIN sur le Triangle de Gonesse : le Val-de-Marne demande des explications

Alors que le Premier ministre a dévoilé, vendredi 7 mai 2011, le projet de création d’une « annexe » du Marché d’intérêt national (MIN) dans l’est du Val d’Oise, celui-ci suscite des interrogations dans le Val-de-Marne.

« La création de ce nouveau site impliquerait le déplacement d’activités du MIN de Rungis sur des terres agricoles, indique Christian Favier, dans un communiqué rendu public au lendemain de la visite ministérielle. Une telle perspective exige, de mon point de vue, une concertation publique avec toutes les collectivités concernées, dont les collectivités actionnaires de la Semmaris et tous les acteurs économiques du secteur », poursuit-il.

Christian Favier et Stéphane Troussel avec Anne Hidalgo, vendredi 3 juillet, lors de l’installation de la maire de Paris. © Jgp

Pour le président sortant du Val-de-Marne, « des garanties doivent être apportées immédiatement par l’Etat sur les conséquences de long terme en matière d’emplois et d’investissements sur le site historique de Rungis ». « Je pense tout particulièrement à la poursuite de la modernisation des équipements, à l’accompagnement de l’arrivée de la ligne 14 du métro mais aussi à la remise en place du terminal ferroviaire, indique l’élu. Quelques jours après le vote de la loi dite “climat”, un engagement ferme de l’Etat sur ce dernier point aurait fait sens. Il n’en a rien été ».

Favoriser la production locale et les circuits courts

Ce projet, baptisé Agoralim et dont les contours seront précisés d’ici à la fin de l’année, « s’appuiera sur une ou deux plateformes de distribution situées à proximité du Triangle de Gonesse où un volet agricole reposant sur les principes de l’agro-écologie sera développé », a indiqué le 7 mai la Semmaris, qui gère le MIN et pilotera cette extension. Il visera notamment à « favoriser le développement de la production locale et des circuits courts, en ligne avec les nouvelles attentes des Franciliens en matière de consommation de produits frais ».

« Bénéficiant d’une implantation exceptionnelle, le MIN de Rungis ne peut pas être dépossédé d’un seul emploi, ni d’un euro d’investissements, conclut Christian Favier. Au nom du conseil départemental, je demande donc à l’Etat des précisions quant aux conséquences à court, moyen et long terme, pour le Val-de-Marne, de ces annonces ».

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