La Métropole a adopté, vendredi 12 février 2021, un vœu contre l’extension du plan d’exposition au bruit de l’aéroport d’Orly, déposé par le groupe Les Républicains, divers droite et indépendants.
La présentation, mi-décembre 2020, par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) du projet de nouveau plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE) d’Orly continue de se heurter à l’opposition des élus.
A la demande du groupe LRI, la Métropole a émis, lors de son conseil du 12 février 2021, le vœu que les points P2 et P3 relatifs à l’extension du plan d’exposition au bruit soient retirés du projet. « Les effets d’une telle extension sont connus en termes de paupérisation des secteurs concernés, de déclin démographique, de dévaluation immobilière et de développement de l’habitat indigne et insalubre », lit-on dans le vœu adopté. 
Les élus métropolitains rappellent « l’opposition unanime des élus membres de la commission consultative de l’environnement (CCE) d’Orly au projet de PPBE de l’aéroport d’Orly 2018- 2023 exprimée lors de sa réunion du 26 janvier ».
L’extension prévue du plan d’exposition au bruit (PEB) d’Orly entraînerait en effet une augmentation de près de 5 000 ha de la zone C, soumise à de sévères contraintes d’urbanisme et caractérisée par l’impossibilité de construire du collectif. L’extension du PEB d’Orly passe également par la création d’une zone D, sur 8 000 nouveaux ha, avec des contraintes constructives.
Les élus rassemblés au sein de l’association nationale Ville et aéroport reconnaissent le principe du PEB, qui vise à prévenir l’urbanisme au voisinage des aéroports et notamment les projets d’extensions urbaines. Mais ils défendent notamment la nécessité d’inscrire dans la loi des assouplissements en matière de construction de logements en zone C des PEB des aéroports concernés, « sans augmenter de manière significative la population exposée au bruit ».
Couvre-feu à 23h
Le vœu, défendu par Didier Gonzales, maire de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), et Brigitte Vermillet, maire de Morangis (Essonne), demande par ailleurs que les enjeux liés à l’exposition au bruit et à la qualité de l’air soient intégrés dans le cadre des engagements de ce plan de prévention du bruit dans l’environnement. La Métropole souhaite, en outre, que ce document « se conforme aux objectifs du PPBE de la métropole du Grand Paris, autorité compétente en la matière, adopté à l’unanimité le 4 décembre 2019 concernant cette plateforme aéroportuaire ».
Le PPBE de la MGP prévoit notamment « un couvre-feu à 23h au lieu de 23h30, un plafonnement complémentaire, une interdiction des avions “chapitre 3” les plus bruyants, des décollages vers les zones les moins peuplées, le respect des trajectoires, un contrôle plus strict des infractions, ainsi qu’une tarification modulaire selon l’aéronef et l’horaire », est-il rappelé.
Ce vœu plaide en outre pour qu’un plafonnement du nombre de mouvements à 200 000 par an soit appliqué et que la décision d’interdire les vols hexagonaux remplaçables par un trajet en TGV de moins de quatre heures « soit durablement inscrite dans la future loi Climat ». Enfin, les élus métropolitains demandent « que le travail pour l’élaboration du PPBE 2023-2028 soit engagé dès à présent, avec toutes les parties prenantes, compte tenu du délai nécessaire à sa construction étant entendu que d’ici son approbation finale, le PPBE 2018-2023 sera rendu obsolète ».

