Normalienne spécialisée en urbanisme et politique publique, passée par le cabinet du premier adjoint d’Anne Hidalgo puis par la direction générale de Villes Vivantes, Lily Munson sera prochainement nommée déléguée générale au design et à l’esthétisme de la capitale, comme le révèle Le Parisien. Sa mission : coordonner les services municipaux pour améliorer la qualité de l’espace public parisien.
Trentenaire née à Paris, Lily Munson a débuté sa carrière à la Ville en 2018 comme conseillère urbanisme et développement économique au cabinet de Jean-Louis Missika, alors adjoint à l’urbanisme. Elle a ensuite exercé comme directrice adjointe du cabinet du maire de Paris Centre Ariel Weil, puis comme conseillère, puis directrice adjointe de cabinet du premier adjoint – Emmanuel Grégoire – de juillet 2022 à septembre 2023, soit près de cinq ans de présence au cœur de l’exécutif municipal. Entre octobre 2025 et aujourd’hui, elle occupait le poste de directrice de la stratégie et du développement de NP2F, agence d’architecture parisienne d’une vingtaine de personnes spécialisée notamment dans l’espace public et les équipements sportifs. Elle fut, par ailleurs, un des piliers de l’équipe de campagne d’Emmanuel Grégoire lors des dernières élections municipales.

Lily Munson sera prochainement nommée déléguée générale au design et à l’esthétisme de la capitale, comme le révèle Le Parisien. © Jgp
Rattachée directement au nouveau maire Emmanuel Grégoire – avec lequel elle avait corédigé le manifeste pour la beauté de Paris, présenté en 2022 -, elle sera chargée de coordonner l’ensemble des directions municipales intervenant sur l’espace public. Dans l’interview accordée au Parisien, elle identifie des chantiers concrets et immédiats. Premier d’entre eux : le renouvellement du marché des corbeilles de rue, « une priorité pour le maire », avec l’éventuelle intégration du tri sélectif. Elle annonce également vouloir s’attaquer en priorité à la direction des finances et des achats, là où « s’écrivent les marchés publics » et où se fixent dès la conception les exigences d’entretien et d’esthétique. « Libérer le trottoir est l’une de mes priorités », déclare-t-elle également au Parisien.
Elle y cite en exemple les défibrillateurs installés sur pied de manière isolée – « pas très élégant et difficile à entretenir » – pour illustrer les défauts de coordination entre services qu’elle entend corriger en adossant systématiquement les nouveaux équipements à des marchés existants.
Sur la subjectivité du « droit au beau » promu par le maire, Lily Munson répond dans les colonnes du Parisien que « le beau, c’est ce qui nous fait vivre ensemble », invoquant l’ornement, le soin et l’histoire inscrite dans la pierre. Elle cite en modèle de durabilité les bancs Davioud, « une réussite géniale qui traverse les siècles ».