(1/5) Législative partielle (20e) : les flèches de François-Marie Didier contre une majorité « déconnectée »

Chef de file des Républicains dans le 20e, conseiller de Paris et de la Métropole depuis les dernières municipales, François-Marie Didier, candidat de la droite et du centre à la législative partielle qui se tiendra les 4 et 11 avril 2021, se revendique de la « génération Dati » et décoche ses flèches acérées contre la majorité parisienne.

« Il faut rappeler le contexte, entame François-Marie Didier. Ces législatives partielles se tiennent en raison de la démission de la députée socialiste sortante, qui a déserté la circonscription en plein Covid », poursuit ce jeune élu LR, fort des 22 % qu’il a recueillis lors des récentes municipales. Très actif depuis, franc dans ses attaques contre la majorité municipale, ce cadre dans une grande entreprise française de l’énergie, investi par Les Républicains et soutenu par Valérie Pécresse et Hervé Morin, sera le candidat de la droite et du centre à l’élection législative partielle qui se tiendra dans le 20e arrondissement (15e circonscription de Paris) les 4 et 11 avril prochains.

François-Marie Didier, dimanche 28 février, au marché de la Réunion, avec Rachida Dati. © Jgp

Agnès Evren, la présidente des LR de Paris, avait également fait le déplacement pour soutenir François-Marie Didier. © Jgp

Cet habitant du quartier Saint-Fargeau, père de deux enfants, souligne son ancrage local et sa volonté de défendre les habitants à l’Assemblée nationale, comme il le fait déjà « avec force et détermination, au Conseil de Paris », pour motiver sa candidature au Parlement. Il égrène les thèmes de la campagne de l’ancienne garde des Sceaux aux municipales : sécurité, logement, emploi, solidarité. Il défend un Paris des gens, contre une municipalité jugée « hors-sol, recroquevillée sur elle-même », « qui préfère les effets d’annonce et la com’ aux réalités de terrain ».

« D’une mairie qui gère un budget de neuf milliards d’euros, on pouvait attendre autre chose que quelques mesurettes face à la pandémie », assène-t-il. Selon lui, les commerçants, artisans et entrepreneurs dans leur ensemble sont insuffisamment soutenus par la municipalité. « Un vrai plan de crise aurait été bienvenu. D’ailleurs, les masques promis par la Ville, les Parisiens les attendent toujours », déplore-t-il.

« Quelques bouts de bois dans les cours »

Les cours oasis dans les écoles ? « Quelques bouts de bois dans les cours », résume le candidat, partisan d’une meilleure connexion de l’arrondissement avec les grands parcs de la ville, en transport en commun. Le plan résilience ? « Des études financées par les Parisiens, sans résultats concrets appliqués à la crise que nous traversons depuis un an ».

L’élu, qui a dénoncé récemment, à la fois en Conseil de Paris et dans une tribune, « la manœuvre comptable des loyers capitalisés », critique un exécutif parisien « qui fait monter les prix du foncier en préemptant des emprises pour bâtir des logements sociaux, au lieu d’investir dans la rénovation du parc de logements sociaux existants ». « La crise du logement doit trouver sa solution dans le Grand Paris, poursuit-il, mais la maire de Paris ne parle pas avec ses collègues de banlieue ».

Avec Geoffroy Boulard, maire du 17e et vice-président de la métropole du Grand Paris. © Jgp

En équipe, autour de Rachida Dati. © Jgp

« Je refuse de voir l’arrondissement décrocher, affirme François-Marie Didier. Les habitants ne supportent plus les petits trafics, l’insécurité, et les élus de gauche ont trop longtemps détourné le regard ». Il déplore la ghettoïsation du 20e, qui compte 35 % de logements sociaux. « L’absence de mixité sociale est telle que de nombreux parents, de toutes origines et de toutes conditions, renoncent à envoyer leurs enfants dans les écoles publiques », indique-t-il.

François-Marie Didier décrit un pays qui a perdu confiance. « De cette perte de confiance naît la peur, qui engendre la paralysie. Je ne me résigne pas au fatalisme ni au cynisme. Je crois à l’action, dans l’égalité des chances, dans la reconnaissance par le travail. Pour l’avenir de nos enfants, il faut renouer avec cet idéal », reprend-il.

La création d’une police municipale armée et une généralisation de la vidéosurveillance figurent parmi ses propositions. Il dénonce encore « des rétropédalages permanents », à l’instar de l’épisode récent d’annonce d’un confinement parisien de trois semaines. « Tout comme le gouvernement, auquel on reproche de ne pas se concerter avec les élus locaux, la maire de Paris gère le Covid sans associer les maires d’arrondissement », dénonce-t-il encore.

Le candidat LR aux législatives, qui s’est battu contre la mise en sens unique de l’avenue Gambetta, sur une partie de laquelle la mairie est revenue, rêve d’un plan de mobilité à l’échelle régionale, qui se substituerait à ce qu’il dénonce comme des décisions « prises par un microcosme qui concentre le pouvoir ». Il compte bien s’investir à fond dans cette campagne qui démarre, inquiet, toutefois, de ne pas pouvoir la mener au bout, pour cause de reconfinement.

 

Demain : Roger Thomas, candidat du PCF à la législative partielle dans le 20e arrondissement de Paris.

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