L’architecte Jean-Paul Viguier et le promoteur Alain Taravella (Altarea Cogedim) ont remis les clés de Bridge, futur siège mondial d’Orange à Stéphane Richard, son président, jeudi 18 mars 2021.
« C’est une cathédrale », s’est exclamé, en connaisseur, André Santini, le maire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en pénétrant dans l’immense atrium de Bridge, nouveau siège mondial d’Orange. Ce bâtiment remarquable de 56 000 m2 construit par Bouygues bâtiment Ile-de-France, situé le long de la Seine à la hauteur du pont d’Issy, accueillera 3 000 agents du géant des télécoms en juin prochain.
« A Issy la stimulation architecturale est à son maximum », a souligné Jean-Paul Viguier, qui a décrit les lignes brisées qui caractérisent l’ouvrage, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. La cascade de terrasses internes, ouvrant sur un atrium aux dimensions inégalées, marquent les lieux. L’architecte a souligné que le choix de « Bridge » pour baptiser l’ensemble ne devait rien au hasard, son intention étant d’effacer les murs, de créer un sentiment de « dedans – dehors ».
Situé non loin de l’Ile-Saint-Germain et de la Tour aux figures de Jean Dubuffet, Bridge se distingue par une impression de transparence, de porosité, « de pulsation avec l’extérieur », a poursuivi Jean-Paul Viguier, soucieux de concilier performances (énergétiques, acoustiques, environnementales), avec le sentiment de bien-être de ses occupants. 3 500 m2 de terrasses végétalisées, des vastes jardins sur les toits-terrasses, aux essences locales (hêtres, chênes), contribueront à cette qualité.
Stéphane Richard a affirmé ne pas regretter, bien au contraire, d’avoir choisi de louer ce bâtiment, dont Altarea Cogedim et Crédit agricole assurances sont les propriétaires, avant la crise pandémique. « Je ne fais pas partie de ceux qui, comme certaines entreprises de la tech aux Etats-Unis, considèrent que le full-homeworking va s’imposer », a indiqué le président d’Orange, convaincu que des lieux de travail en commun resteront nécessaires avant comme après le Covid. Selon lui, la conception de l’immeuble, déjà basée sur un monde du travail largement nomade, où les collaborateurs viennent essentiellement pour se rencontrer, fait que Bridge a anticipé les conséquences des coronavirus sur l’immobilier tertiaire. La halle Eiffel, qui jouxte Bridge, va également faire peau neuve.








