Paris ouvre une maison de l’esport rue Soleillet dans le 20e arrondissement

La Maison de l’esport présentée mercredi 24 avril par la ville de Paris doit permettre à la Capitale d’affirmer sa place mondiale dans cette discipline en plein boom.

A la fois lieu d’entrainement, de compétition, de conférence, de rencontre et de production de shows, ouvert aux professionnels comme aux amateurs, la Maison de l’esport est la nouvelle « place to be » d’un sport en pleine expansion, qui draine des milliers de fans et des budgets colossaux. Mercredi 24 avril 2024, Pénélope Komitès, adjointe à la maire de Paris en charge de l’innovation, de l’attractivité, de la prospective Paris 2030 et de la résilience, et Eric Pliez, le maire du 20e arrondissement, ont insisté sur l’ampleur de la vague du esport, sur laquelle la Capitale entend bien surfer.

Pénélope Komités et Eric Pliez. © Jgp

Les associations de jeux vidéo sont les bienvenues au sein de cette maison, qui possède une salle de practice dotée d’une trentaine de PC. © Jgp

Frederick Gau, CEO de Gozulting. © Jgp

Cette maison, sise rue Soleillet, succède à Level 256, un incubateur développé par Paris&co, qui n’a pas su trouver sa place. Propriété de la mairie de Paris, opérée par Wacano, filiale de la chambre de commerce, elle accueille déjà plusieurs entreprises du secteur dont Gozulting ou OTP. Arthur Perticoz, le CEO de Karmine corp, qui est à l’esport ce que le Paris Saint-Germain est au foot, était présent ce mercredi matin lors de cette visite.

116 millions d’euros de chiffre d’affaires en France

« Notre objectif est double, normaliser la pratique et permettre à des projets ambitieux de pouvoir naître. La Maison de l’esport a aussi comme objectif d’aider à expliquer le milieu à travers conférences et activités permettant à tous de pouvoir mettre un pied dans ce domaine », souligne Frederick Gau, président de Gozulting.

Les entreprises hébergées au sein de cet équipement tirent essentiellement leurs ressources des événements qu’elles organisent pour le compte des grands éditeurs de jeux vidéo, qui en ont besoin pour assurer la promotion de leurs produits. Sur Twitch, plateforme de streaming utilisée notamment pour les jeux en ligne, certaines compétitions, de League of legends par exemple (édité par Riot, jeux dont les quarts et les demis finales se dérouleront cet automne à l’Adidas Arena de la Porte de la Chapelle), Counter-stryke (Valve) ou Street fighter (Capcom), attirent des centaines de milliers de spectateurs.

Pénélope Komitès a insisté sur la mixité des gamers, dont 46 % sont des gameuses, ainsi que sur la lutte contre la sédentarité que ce type de lieu permet, en incitant les aficionados du genre à sortir de chez eux. Les associations de jeux vidéo sont les bienvenues au sein de cette maison, qui possède une salle de practice dotée d’une trentaine de PC. Des associations locales, comme Yuzu gaming ou à portée nationale comme Women in games ou Afrogameuses, prônant ainsi la diversité et l’inclusivité dans la scène vidéoludique, fréquentent les lieux. L’écosystème pèse aujourd’hui plus de 116 millions d’euros de chiffre d’affaires en France, soit une croissance de 55 % depuis 2019.

Eric Pliez s’est félicité de l’ouverture d’une maison « qui complète l’offre sportive du 20e ». Le maire de l’arrondissement a cité la récente rénovation de la piscine Georges Vallerey, Porte des Lilas, ou la future Cité des sports, qui s’élèvera prochainement dans le quartier Python-Duvernois, porte de Bagnolet.

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