L’Agence de l’eau Seine-Normandie investira 6,5 milliards d’euros d’ici à 2021

Le Comité de bassin Seine-Normandie, présidé par François Sauvadet, a adopté, le 5 novembre 2015, le schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (Sdage) 2016-2021, ainsi que le programme d’actions qui y est associé, représentant 6,5 milliards d’euros d’investissements.

C’est un bassin de presque 19 millions d’habitants, dans 29 départements, qui est concerné, de la Seine amont, à la Seine aval en passant par les vallées de Marne, d’Oise, les rivières de Basse Normandie et bien sûr Paris et les départements de petite et grande couronne.

Vallée de la Seine vue de la Celle-Saint-Cloud

Vallée de la Seine vue de la Celle-Saint-Cloud.

Au terme de six mois de consultation, le nouveau schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (Sdage) fixe comme objectif à l’horizon 2021 l’atteinte du bon état écologique pour 62 % des rivières (contre 39 % actuellement), 32 % de bon état chimique pour les eaux souterraines et définit 44 orientations et 191 dispositions, concernant notamment la diminution des pollutions, la restauration des milieux aquatiques, la protection des captages pour l’alimentation en eau potable et la prévention du risque d’inondation. Les décisions administratives dans le domaine de l’eau et les documents d’urbanisme devront être rendus compatibles dans un délai de trois ans.

Un taux moyen des aides de 61%

Financé par les redevances que payent tous les usagers de l’eau, le programme d’actions 2016-2021 associé à ce Sdage est chiffré à 6,5 milliards d’euros, soit un rythme « proche du rythme financier des investissements actuels », souligne-t-on au sein de l’Agence de l’eau Seine-Normandie chargée de le mettre en œuvre. Comme les cinq autres agences de l’eau, l’Agence Seine-Normandie a d’ores et déjà intégré les prélèvements opérés par l’Etat dans son budget, de l’ordre de 8 %, pour les années 2015 à 2017, après une première ponction, plus importante, en 2014.

Mais ce Sdage est l’occasion de définir les nouvelles priorités d’actions, avec notamment une augmentation des investissements dans les domaines de la gestion des eaux pluviales et dans le secteur industriel. En matière de gestion des eaux pluviales, des aides, octroyées en octobre dernier, illustrent cette nouvelle tendance avec 16 millions d’euros pour des études et travaux relatifs à la refonte de l’usine de Clichy (Hauts-de-Seine) du Siaap, ou encore 12 millions d’euros pour les travaux du bassin de stockage des eaux de pluie à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour le compte du conseil départemental.

Le Comité de bassin souhaite maintenir un taux d’aide incitatif, aujourd’hui de 61 % en moyenne, quitte à se montrer plus sélectif quant aux projets soutenus. D’où l’intérêt de maîtriser les nouvelles priorités du Sdage 2016-2021. Le document sera rendu public dans les prochains jours, après validation par le préfet de région.

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