Covid-19 : les solutions en bois biosourcé de Capelli et Djuric-Tardio

Le promoteur Capelli et le cabinet d’architecture Djuric-Tardio proposent une solution de construction modulaire et évolutive, en bois biosourcé, adaptée aux enjeux de la crise sanitaire. Et au-delà.

Le groupe de promotion immobilière Capelli, l’agence Djuric Tardio architectes ainsi que Cruard Charpente, Backacia, Paris habitat, Vraiment vraiment et Baudet proposent aux collectivités territoriales et à l’Etat une solution de structures modulaires en bois, permettant diverses configurations, répondant à des besoins variés ; centres de soins, de dépistage ou de vaccination, logements d’urgence, hôpitaux de campagne, etc.

© Clément Guillaume

« Conçus pour être construits et installés dans un temps très court, les bâtiments sont réutilisables. Ils peuvent être transformés en équipements publics pérennes de type logements, crèches, centres d’accueil, foyers, bureaux, locaux commerciaux, associatifs, etc., fait valoir le collectif. Cette solution concilie l’éphémère et le pérenne en conjuguant traitement de la crise sanitaire et préparation de la relance économique », ajoute-t-il. « S’appuyant sur la recherche et développement de Djuric-Tardio architectes, toutes ces vocations sont permises par l’agencement de quelques modules simples déclinés sur une trame. Ils offrent des performances de confort et une qualité architecturale identiques aux bâtiments permanents », précisent Caroline Djuric et Mirco Tardio.

Reconfigurables et réversibles

« La crise actuelle nous challenge dans l’usage et la structuration de nos bâtiments et en particulier tous les équipements d’intérêt général, tantôt parce qu’il faut les agrandir en quelques jours, tantôt parce qu’il faut reconfigurer des formes d’accueil qui respectent la distanciation sociale, tantôt parce qu’il faut réussir à protéger et confiner certaines populations fragiles qui ne peuvent rester dans leurs situations d’origine. Cela est un enjeu également dans le déconfinement », soulignent également les architectes.

Caroline Djuric et Mirco Tardio. © Jgp

Pensés avec des matériaux légers, principalement biosourcés et bas carbone, ces bâtiments sont donc facilement réalisables, reconfigurables et réversibles. « Nous pourrions mettre à profit la plateforme de récupération de matériel réemployable issu des chantiers de réhabilitation mise en place par Paris habitat, partenaire du projet, indique Mirco Tardio. Ce matériel est répertorié et à disposition pour d’autres usages et le bailleur a accepté de le mettre à contribution pour Combi (fenêtres sanitaires, radiateurs, etc.). Cela permet avec Backacia, également partenaire du projet, de faire face à la pénurie de fournitures dans les cas de crise et de confinement et de réduire encore davantage le bilan carbone du bâtiment », poursuit l’architecte.

Ce dispositif, d’ores et déjà opérationnel, a été utilisé dans le cadre d’un projet de crèche publique modulaire et itinérante de la ville de Paris, aujourd’hui monté dans le jardin du Luxembourg. Ces bâtiments, construits dans l’urgence ou dans un contexte économiquement tendu, sont proposés en location avec option d’achat.

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