Le candidat PS aux élections régionales de décembre prochain, Claude Bartolone, a présenté son programme jeudi 22 octobre 2015. En ressortent pas moins de 160 propositions pour « une Ile-de-France humaine ».
« Tout commence par les transports », annonce Claude Bartolone en préambule de l’exposé de ses « 12 chantiers » pour la Région. L’un des objectifs majeurs du candidat PS sera de tendre vers un service (un « réseau dans le réseau », plus exactement) qui fonctionnerait 24 heures sur 24. Et ce, « d’ici aux Jeux olympiques ». Un service continu dont le financement reste encore flou, même si Claude Bartolone fait part de sa volonté « d’obtenir de l’Etat les 800 millions d’euros par an pendant dix ans, nécessaires à la remise à niveau du réseau ferré ».
En outre, le candidat PS prévoit le lancement d’un « plan bus » pour la grande couronne, à l’image des lignes de bus « express » de son adversaire Valérie Pécresse. 1 000 nouveaux chauffeurs seront embauchés. Sont également au programme l’automatisation des lignes 11 et 13 du métro, ainsi que la mise en place, à terme, de la 4G dans tout le réseau.
Développement économique
Le renforcement de la « vitalité économique » de la région constitue son deuxième chantier. Claude Bartolone propose de simplifier les créations d’entreprise, d’amplifier le dispositif régional PM’Up et de mettre en place un fonds d’investissement dédié au renforcement de la compétitivité des entreprises, à la transition vers l’industrie du futur et à la reconversion des friches industrielles.
Le candidat PS indique également que « la vitalité économique sera soutenue par des pôles industriels nouveaux, notamment à travers un pôle d’excellence aéronautique ». Il se matérialisera sous la forme d’un campus de formation supplémentaire dans les métiers de l’aéronautique au nord-est de l’Ile-de-France.
Mobilisation du foncier régional
Du côté de l’innovation, le président de l’Assemblée nationale explique que, s’il la dirige, « la Région construira une forte identité industrielle et économique pour développer une nouvelle industrie de petites séries et de haut de gamme en grande couronne ».
Concernant le logement, le candidat PS martèle qu’« on ne construit pas assez ». Pour tendre vers l’objectif de 70 000 logements construits par an, Claude Bartolone veut mobiliser le foncier régional, et entend se « battre » pour l’extension du prêt à taux zéro dans l’ancien.
La métropole, une « désillusion »
Côté finances, Claude Bartolone s’engage à « ne pas augmenter la fiscalité régionale pour les contribuables et les entreprises » au cours de son mandat. La part de CVAE reversée à la région, qui passera « à compter de 2017, de 25 % à 50 % », rapportera 400 millions d’euros sur la durée du mandat et servira en partie à financer un excédent budgétaire chiffré par le PS à 1,3 milliard d’euros supplémentaires – soit 220 millions d’euros par an, sur un budget annuel de 5 milliards. A ces recettes de la CVAE viennent s’ajouter la future « taxe poids-lourds, sans doute à 80 millions par an », et également « la réforme de la redevance création de bureaux, qui devrait rapporter 300 millions sur le mandat ».

Le candidat socialiste estime que la réforme de la Redevance pour création de bureaux, commerces et entrepôts (RCBCE) rapportera des recettes supplémentaires à la Région, qu’il évalue à 300 millions d’euros sur le mandat..
Le président de l’Assemblée nationale a également fait part de sa « désillusion » concernant la métropole du Grand Paris et de sa volonté d’instaurer « une métropolisation régionale ». Comment ? Notamment en « critérisant » différentes aides versées par la Région aux maires bâtisseurs. Il s’agirait, précise-t-il, de proscrire toute aide aux maires dont les communes ne remplissent pas les exigences des lois SRU et Alur qui imposent un minimum de 25 % de logements sociaux.
