L’ancien Premier ministre, candidat LR à l’élection législative partielle des 21 et 28 septembre dans les 5e, 6e et 7e arrondissements, nous a accordé une interview exclusive au moment même de la passation de pouvoir à Matignon (entre François Bayrou et Sébastien Lecornu). Le Savoyard explique les raisons de sa candidature parisienne, les termes de l’accord passé avec Rachida Dati, ses priorités locales et nationales, sa vision du Grande Paris et de la vie politique française, en attendant l’élection présidentielle de 2027.
F. Bredin & M. Rosset : « Michel Barnier symbolise la décomposition de la droite et du macronisme »
Candidates de la gauche dans la 2ᵉ circonscription de Paris, les socialistes Frédérique Bredin (titulaire) et Marine Rosset (suppléante) affronteront le tandem Michel Barnier (LR)-Florence Berthout (Horizons), mais aussi Thierry Mariani (RN), lors de l’élection législative partielle des 21 et 28 septembre. Ancienne ministre de François Mitterrand, Frédérique Bredin nous dévoile qu’elle se préparait à briguer le 7ᵉ arrondissement de Rachida Dati (LR) en mars 2026. Marine Rosset, elle – après avoir démissionné en août de la présidence des Scouts et guides de France (deux mois après son élection), pour cause de harcèlement lié à son homosexualité –, sera candidate dans le 5ᵉ de Florence Berthout. Interview croisée.
À Paris, Frédérique Bredin lance sa « campagne éclair » face à Michel Barnier
L’ancienne ministre socialiste a fait son retour le 2 septembre au soir dans l’arène électorale devant ses sympathisants. Bénéficiant d'une union de la gauche (y compris LFI), elle brigue la 2ᵉ circonscription parisienne, traditionnel bastion de la droite, où l’ex-Premier ministre Michel Barnier apparaît en favori. Une élection partielle sous haute tension qui sert déjà de prélude aux municipales de 2026.
Les « écologistes du centre » se lancent dans les municipales parisiennes
Antonin Duarte, urbaniste qui se réclame à la fois de "l’écologie urbaine" et du macronisme, annonce qu’il sera tête de liste dans la Capitale en mars 2026. Son mouvement politique, Les Ecologistes – en contentieux avec le parti éponyme de Marine Tondelier – s’est allié notamment avec Ecologie au centre, présidé par Jean-Marc Governatori. Il formule déjà des propositions chocs pour le Grand Paris.
À Blois, les élus socialistes préparent les municipales sans précipitation
Réunis à Blois pour leur université d’été, les socialistes ont passé du temps à détailler leur stratégie pour les prochaines échéances électorales : les municipales, qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026.
Rachida Dati désignée candidate à Paris par LR… en échange de son renoncement à la législative partielle
La ministre de la Culture a accepté de retirer sa candidature à l’élection législative partielle dans la 2e circonscription de Paris face à l’ancien Premier ministre Michel Barnier. Devant la Commission nationale d’investiture de LR qui venait de l’adouber le 28 août au soir, elle a prononcé un discours enflammé, brossant un portrait d’elle-même en « combattante », prête pour la victoire aux municipales de mars 2026.
Rachida Dati renvoyée en correctionnelle, son procès pourrait se tenir après les municipales
Après de nombreux recours, des juges d’instruction parisiens ont ordonné, le 22 juillet, le renvoi de la ministre de la Culture – et de Carlos Ghosn, l’ex-patron de Renault-Nissan – devant le tribunal correctionnel. Ils sont poursuivis pour corruption et trafic d’influence. Une première audience, le 29 septembre, devrait fixer la date du procès, lequel pourrait se tenir après mars 2026, date des élections municipales.
Rachida Dati pourrait se présenter contre Michel Barnier dans la 2e circonscription de Paris
La ministre de la Culture, candidate aux municipales parisiennes de mars 2026, n’exclut pas de l’être aussi à l’élection législative partielle de septembre dans la circonscription qui englobe une partie de "son" 7e arrondissement. Le but est de couper l’herbe sous le pied de l’ancien Premier ministre – LR comme elle – qui brigue ce siège de député. Entre les "datistes" et les partisans de Michel Barnier, la guerre est déclarée.
Michel Barnier candidat surprise dans la 2e circonscription de Paris
L’ancien éphémère Premier ministre (LR), élu de Savoie depuis 1973, a annoncé le 15 juillet sa candidature aux législatives partielles à la rentrée dans la 2e circonscription de Paris, jusqu'ici détenue par Jean Laussucq (Renaissance), un proche de Rachida Dati (LR), déclaré inéligible le 10 juillet par le Conseil constitutionnel.
La réforme de la loi PLM définitivement adoptée : les cartes politiques sont redistribuées pour 2026
A moins que le Conseil constitutionnel ne l’invalide, la proposition de loi finalement adoptée le 10 juillet par l’Assemblée nationale instaure un double scrutin à Paris, Lyon et Marseille, déconnectant le conseil municipal des arrondissements. Ce qui pourrait changer la donne lors des prochaines municipales. Renaissance, le MoDem, mais aussi le RN et LFI jubilent. La gauche PS-PCF-Ecologistes et la majorité des LR crient au scandale. Quelles conséquences pour mars 2026 ?
Rachida Dati, une campagne pas si simple pour la favorite des sondages
La ministre de la Culture ne devrait se lancer pleinement dans la course à la mairie de Paris qu’à l’automne… si elle n’est pas empêchée par la justice. En attendant, Rachida Dati fait parler d’elle chaque jour, multipliant les "buzz" et les "clashs", souvent déconnectés des municipales parisiennes. Si elle ne participe qu’épisodiquement à des réunions thématiques avec des militants – interdites à la presse –, elle espère marginaliser les autres candidats de droite. Et hésite encore sur sa stratégie : sera-t-elle la candidate d’un "changement radical" ou une candidate "raisonnable" ?
Les 17 têtes de liste socialistes désignées à Paris
La primaire du PS parisien s’est soldée, dans la soirée du 30 juin, par une victoire nette au premier tour d’Emmanuel Grégoire, arrivé en tête dans 12 arrondissements. Mais les militants ont aussi élu les têtes de listes dans les 17 secteurs de la Capitale. Voici le nom des vainqueurs.
Emmanuel Grégoire remporte la primaire socialiste à Paris avec 52,61 % des voix
Emmanuel Grégoire a remporté la primaire des socialistes à Paris en vue des municipales lundi 30 juin dès le 1er tour.
Primaire du PS parisien : un dernier round globalement apaisé
Les trois candidats à la candidature pour les municipales de mars 2026 à Paris, Rémi Féraud, Emmanuel Grégoire et Marion Waller, se sont retrouvés une dernière fois le 25 juin, cinq jours avant le vote des militants qui les départagera. Loin du pugilat, tous n’avaient que le mot "rassemblement" à la bouche. Seule Anne Hidalgo, invitée surprise, s’est autorisé une pique contre son ancien premier adjoint.
E. Pierre-Marie : « Je suis candidate pour un deuxième mandat… malgré tout »
La maire écologiste du 12e arrondissement, qui n’avait encore rien dit de ses intentions pour les prochaines municipales, lève le voile dans nos colonnes sur sa candidature. Emmanuelle Pierre-Marie a beaucoup hésité, confie-t-elle, en raison du "déferlement de haine" et des graves violences dont elle a été l’objet – elle a même été placée sous la protection d’un garde du corps. Elle a finalement décidé de défendre son bilan et sa vision d’une "ville apaisée pour tous".
Les promesses spectaculaires de David Belliard : « On va terminer de libérer Paris de la voiture
En meeting à la Bellevilloise le lundi 23 juin, le candidat écologiste aux municipales parisiennes s’est engagé à piétonniser entièrement "l’équivalent de 140 terrains de foot", en commençant par la place de la République, le boulevard Magenta, l’avenue de Flandre, la rue de Tolbiac… Il n’a pas exclu d’« inventer la désobéissance civile municipale". Et a prôné "l’union de toute la gauche dès le 1er tour".
La commission mixte paritaire dit « non » à la réforme de la loi PLM
Nouvel échec pour la proposition de loi visant à modifier le mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille : après un vote favorable de l’Assemblée nationale, puis défavorable du Sénat, la CMP – réunissant à huis clos sept députés et sept sénateurs – l’a rejetée sans tergiverser, en un quart d’heure, le 24 juin. Mais le gouvernement semble déterminé à donner le dernier mot aux députés, avec un nouvel examen du texte d’ici au 11 juillet.
Municipales 2026 (1/4) – A Paris, les maires d’arrondissement rempilent
Neuf mois nous séparent des prochaines élections municipales de mars 2026, qui pourraient donner naissance à un nouveau paysage politique en Ile-de-France. Point d'étape sur ceux qui prévoient d’y retourner et ceux qui jetteront l'éponge. Dans la Capitale, alors qu’un grand flou règne encore concernant la mairie centrale, les édiles sortants des 17 arrondissements sont tous prêts à remettre le couvert. Ils sont neuf à gauche (sept PS, deux Les Ecologistes) et huit à droite (six LR et deux Horizons).
Municipales 2026 (2/4) – Ceux qui se représentent, ceux qui passent la main en petite couronne
Dans le cadre de notre série sur les municipales 2026, focus sur les départements de petite couronne : dans les Hauts-de-Seine, une recomposition locale se profile dans certains bastions du département, où certains sortants ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne solliciteraient pas de nouveaux mandats ; en Seine-Saint-Denis, département majoritairement acquis à la gauche, les équilibres ne devraient pas être profondément bouleversés en 2026, sauf si LFI, forte de ses très bons scores lors des dernières élections législatives et européennes, bouscule la donne ; enfin, dans le Val-de-Marne, les bastions communistes qui avaient basculé à droite en 2020, feront, en 2026, l’objet d’une forte mobilisation des deux côtés de l’échiquier politique.
Municipales 2026 (3/4) – Ceux qui se représentent, ceux qui passent la main en grande couronne
Après Paris et la petite couronne, ce troisième article de notre série sur les municipales 2026 propose un tour d'horizon des départements de grande couronne. En Seine-et-Marne, plusieurs figures politiques locales ont déjà fait connaître leurs intentions de se représenter dans le plus vaste département d’Ile-de-France ; dans les Yvelines, une partie de la droite et du centre yvelinois ajuste une stratégie - contestée - d’union inédite pour conforter son ancrage sur le département, tandis que la gauche s'apprête à défendre ses rares bastions ; en Essonne qui balance traditionnellement entre la gauche et la droite, la première entend bien poursuivre sur la dynamique de 2020, où elle avait gagné plusieurs villes symboliques ; enfin, après des élections très disputées en 2020, difficile de faire des pronostics pour les municipales de 2026 dans le Val d'Oise où LFI affiche de fortes ambitions.