Agnès Buzyn, nouvelle tête de liste LREM pour Paris

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a été désignée, dimanche 16 février 2020, tête de liste LREM pour les élections municipales à Paris par la commission nationale d’investiture. Elle remplace Benjamin Griveaux. Cadres et militants LREM ont fêté l’évènement dimanche soir, au café « Mon Paris », dans le 9e arrondissement.

« Agnès, Agnès, Agnès ! » Les militants de La République en marche chantent sous la pluie pour se donner du courage, ce dimanche 16 février, alors qu’Agnès Buzyn se fait attendre. Il est 20 heures quand celle qui n’est plus ministre de la Solidarité et de la Santé depuis quelques heures à peine arrive dans la très chic rue Édouard-VII, dans le neuvième arrondissement de Paris, où se déroule la soirée de lancement de celle qui doit maintenant remplacer Benjamin Griveaux dans la course des municipales à Paris.

Dimanche 16 février, 20h : la nouvelle tête de liste LREM à Paris arrive au café « Mon Paris », dans le 9° arrondissement de la Capitale. © Jgp

« Agnès, Agnès, Agnès ! » Militants et cadres de La République en marche chantent sous la pluie pour se donner du courage, ce dimanche 16 février, alors qu’Agnès Buzyn se fait attendre. © Jgp

Le bureau exécutif de Paris ensemble (la liste qui rassemble La République en marche, Agir, l’UDI et le Modem), avait en effet désigné l’ex-ministre de la Santé comme tête de liste officielle pour la Capitale le même jour en début de soirée.

« Régler les problèmes »

« Je suis née à Paris, j’y ai toujours vécu, j’y ai élevé mes enfants. Je la connais, et je connais ses problèmes, et je pense qu’il faut les régler. Paris est la ville la plus belle du monde, et elle le mérite, les militants le méritent également », a déclaré la nouvelle tête de liste. Elle a ensuite rejoint l’étage de la brasserie dont le nom, « Mon Paris ! », donne le ton : Agnès Buzyn doit imposer son nom et son projet dans une campagne difficile pour La République en marche, après le retrait de Benjamin Griveaux ce vendredi 14 février, à la suite de la fuite d’une vidéo intime du candidat.

De son projet il ne sera pourtant pas question ce dimanche soir : « Je parlerai de mon programme demain », a répondu Agnès Buzyn, interrogée à ce sujet. Stanislas Guérini, délégué général de La République en marche, a pris la parole à la suite de l’ex-ministre pour assurer l’explication de texte : « Il y a quelques jours, certains ont volé leurs élections aux Parisiens. C’est une nouvelle page de la campagne qui s’ouvre, et je suis fier d’être aux côtés d’Agnès Buzyn, qui sera la maire du rassemblement ».

Empathie

De nombreuses têtes de liste étaient présentes ce dimanche soir. © Jgp

Mounir Mahjoubi, entouré de marcheurs. ©Jgp

Alexandre Missoffe, tête de liste pour La République en marche dans le septième arrondissement, assurait, en marge du rassemblement de dimanche soir, qu’Agnès Buzyn était « la meilleure pour prendre le relais dans les circonstances actuelles ». Il reste maintenant à la tête de liste pour La République en marche de convaincre les électeurs qu’elle n’est pas qu’un plan B. « Je suis en empathie avec Paris », a-t-elle souligné dimanche soir. Il lui faut maintenant le prouver, à moins d’un mois du premier tour des municipales.

Olivier Véran à la Santé

Hématologue, professeure des universités et praticienne hospitalière, Agnès Buzyn a pris des responsabilités au sein d’institutions publiques liées à la santé et au nucléaire dès 2008. Elle est successivement présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (2008-2013), membre du comité de l’énergie atomique du Commissariat à l’énergie atomique (2009-2015), membre du conseil d’administration (2009), vice-présidente (2010) puis présidente de l’Institut national du cancer (depuis 2011), présidente du collège de la Haute autorité de santé (2016-2017).

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, elle est ministre des Solidarités et de la Santé au sein du premier et du second gouvernement Édouard Philippe. Son successeur au ministère de la Santé est Olivier Véran, ancien référent santé de la campagne d’Emmanuel Macron, neurologue de 39 ans et actuel député de l’Isère.

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