Bruno Bitouzet prend la tête de la Chambre syndicale des Travaux publics de Paris – Petite Couronne

Élu le 10 avril dernier par le conseil d’administration de la CSTPP, Bruno Bitouzet succède à Jean-Pierre Guglielmi à la présidence de ce syndicat patronal, l’un des plus anciens de France dans le secteur des travaux publics. Il entend placer la visibilité économique des entreprises adhérentes et le dialogue avec les collectivités au cœur de son mandat de trois ans.

C’est à la Maison des Travaux Publics, le vendredi 10 avril, que le conseil d’administration de la Chambre syndicale des Travaux publics de Paris – Petite Couronne (CSTPP) a désigné Bruno Bitouzet pour en assurer la présidence pour les trois prochaines années.

Bruno Bitouzet. © Jgp

Le nouveau président est directeur du pôle Environnement et Travaux Publics de la fédération d’entrepreneurs Evariste, dont quatre entreprises sont adhérentes à la chambre syndicale. Ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure des arts et métiers et de l’Institut de contrôle de gestion, il a débuté sa carrière à la fin des années 1980 au sein de grands groupes de travaux publics, occupant successivement des fonctions d’ingénieur travaux, de chef de centre, puis de direction opérationnelle. Impliqué dans le syndicalisme patronal depuis la fin des années 1990, il connaît bien l’institution qu’il est désormais appelé à diriger.

Développer l’économie circulaire dans les TP

Le programme de Bruno Bitouzet s’articule autour de plusieurs axes concrets. Sur le plan économique, il souhaite donner aux entreprises davantage de lisibilité sur les perspectives de travaux et les orientations de politique publique – un enjeu sensible dans un contexte de contrainte budgétaire pour les collectivités locales. Il entend également renforcer les relations avec les conseils départementaux, les établissements publics territoriaux, la métropole du Grand Paris et les préfectures de département. Côté Ville de Paris, les discussions devraient se poursuivre sur des sujets opérationnels précis : protocole de bonne tenue des chantiers, logistique, stationnement et accès à la carte Pro-mobile.

Sur le volet écologique, Bruno Bitouzet mise sur l’économie circulaire et entend travailler avec les maîtres d’ouvrage pour favoriser l’utilisation de matériaux recyclés dans les ouvrages. Enfin, la promotion des métiers des travaux publics – secteur qu’il présente comme vecteur d’emplois non délocalisables et levier d’insertion pour les jeunes – figure également parmi ses priorités.

Il inscrit ce mandat dans la continuité de l’action de Jean-Pierre Guglielmi, tout en souhaitant, selon ses termes, replacer « l’économique » au cœur du dialogue avec les acteurs publics du territoire.

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