Sécurité, transport, accessibilité : les 3 défis des JOP selon Emmanuel Macron

La sécurité, la fluidité des transports et l’accessibilité des sites constituent les trois défis que la France doit relever lors des prochains Jeux olympiques et paralympiques, a indiqué Emmanuel Macron en présentant, mercredi 24 janvier 2024, ses vœux au monde du sport à l’Insep.

En présentant ses vœux aux acteurs du monde du sport et des Jeux de Paris 2024, Emmanuel Macron a d’abord annoncé les dates de deux inaugurations : celle du Village olympique le 29 février et celle du Centre aquatique olympique, « cher à la métropole du Grand Paris », le 4 avril. Deux rendez-vous lors desquels le président de la République sera donc présent. « Tous les autres sites seront livrés en temps et en heure, ce qui est une gageure, cher Nicolas Ferrand (*), une rareté aussi même au regard des précédentes olympiades », a poursuivi le chef de l’Etat, dans la hall de l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), inauguré par le Général de Gaulle il y a 60 ans.

Emmanuel Macron à l’Insep. © DR

« Si nous voulons réussir, il n’y a pas de doute là-dessus, ces Jeux olympiques et paralympiques de 2024, c’est une organisation irréprochable que nous devons avoir », a souligné le locataire de l’Élysée, estimant que le premier défi à relever était celui de la sécurité, alors que « la menace terroriste est là, présente, toujours sur le sol français ».

« 30 000 policiers et gendarmes par jour seront à pied d’œuvre pour assurer la sécurité des Jeux, venant parfois de bien au-delà de la région francilienne et, au fond, c’est toute la police et la gendarmerie nationale que nous allons mobiliser », a indiqué Emmanuel Macron.

Périmètres de sécurité

« Le deuxième défi, c’est celui de la fluidité des transports », a poursuivi le président de la République, indiquant que 15 % d’offre supplémentaire seront nécessaires pendant les Jeux, « sur un réseau qui habituellement, durant l’été, est réduit de 20 % ». « Le gouvernement veillera à permettre à tous de pouvoir pleinement anticiper, bénéficier de recommandations jour par jour sur la fluidité des transports publics et des conditions d’entrée sur les différents périmètres de sécurité, a poursuivi le chef de l’Etat, indiquant que des informations à ce sujet seraient rendues publiques dans les prochains jours, « avec là aussi un accompagnement des particuliers comme des entreprises ».

Emmanuel Macron a également décrit le défi de l’accessibilité des sites olympiques, pour lequel « 100 millions d’euros seront mobilisés et plus de 500 dossiers ont déjà été déposés ». « Je veux ici vraiment appeler chaque commerçant à prendre connaissance de ces aides financières pour qu’on soit au rendez-vous », a-t-il exhorté, soulignant également que 1 000 taxis sont déjà accessibles. La ligne 14 sera entièrement accessible, a-t-il fait valoir, appelant chacun à poursuivre l’effort compte tenu du retard du pays dans ce domaine.

Le président de la République s’est félicité que, « grâce à des trésors d’innovation, à de véritables choix de rupture, ces Jeux seront évidemment les Jeux les plus verts et totalement alignés sur l’Accord de Paris avec une réduction par deux de leur impact carbone ».

Un budget maîtrisé

Il a mis en avant également un budget « pleinement maîtrisé », avec toutefois une hausse de 13 % du budget du Cojo et de moins de 3 % de la Solideo. « A Londres en 2012, c’était 200 % d’augmentation du budget », a-t-il relativisé, félicitant tous les gestionnaires du projet.

La mise en place des olympiades sportives et culturelles, dans de nombreuses communes, a été évoquée. « Depuis le début, nous avons une obsession, ce qu’on appelle l’héritage », a également souligné le chef de l’Etat. Il a listé à ce titre le Village des athlètes, le Centre aquatique olympique, les commerces du quotidien, les gares rendues plus accessibles ou les cinq ponts construits pour recoudre le lien entre la Capitale et la Seine-Saint-Denis. « Nous allons aménager la région parisienne et la métropole d’une manière inédite grâce à ces Jeux et accélérer ces aménagements », a-t-il indiqué, se félicitant aussi d’une autre chose « formidablement importante » : la baignabilité de la Seine et de la Marne, « réussite d’un plan d’1,4 milliard d’euros ».

Alors que la délégation française comptera 800 athlètes olympiques et paralympiques, Emmanuel Macron a estimé que l’objectif du top 5 olympique « était plus que jamais atteignable ». Il a indiqué également qu’à la rentrée prochaine, l’Etat lancerait à l’Insep un projet académique avec l’Essec, CentraleSupelec et Sciences-Po, trois grandes écoles qui « travailleront main dans la main avec l’Insep pour offrir aux sportifs une formation diplômante d’excellence, accessible et aménagée ».

 

(*) Nicolas Ferrand est le directeur général de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo).

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