Totem, filiale d’Orange, qui détient quelque 2 400 pylônes en Ile-de-France, utilisés notamment pour la téléphonie, est présente au Salon des maires. Le « tower co » entend exprimer ainsi sa volonté de se concerter avec les élus en amont du choix d’implantation de ses installations.
Jusqu’à il y a quelques années, chaque opérateur de téléphonie construisait ses propres équipements pour son réseau mobile. Pour des raisons économiques et écologiques, ce modèle évolue vers plus de mutualisation. Il y a deux ans, Orange a décidé ainsi de procéder à une opération de scission de branche (carv out), filialisant la gestion des pylônes supportant son réseau de téléphonie mobile. Des infrastructures passives ainsi ouvertes à d’autres opérateurs, permettant à Orange de valoriser ces équipements tout en réduisant la consommation de foncier et de matériaux que provoquerait la multiplication de ces installations si chaque opérateur créait son propre réseau. Ces infrastructures, placées dans des champs ou sur des toits, ne servent d’ailleurs pas seulement au réseau de téléphonie mobile. En Ile-de-France, Totem a comme clients Suez ou GRDF pour les télé-relevages de compteurs, ou encore SNCF réseaux ou E-message, qui opère des pagers utilisés par les personnels hospitaliers.
La société emploie quelque 120 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros, avec une valorisation estimée à plus de 20 fois son Ebitda, explique son président Thierry Papin. Ces installations sont appelées à croître, compte tenu de la densification nécessaire du maillage du territoire, pour un meilleur réseau, et de l’achèvement toujours en cours de la desserte de l’ensemble du pays.
Plan New deal
« Le choix des implantations de nos installations résulte toujours d’un compromis, les riverains ne souhaitant pas forcément, pour des raisons esthétiques, les accueillir », souligne Thierry Papin. D’où l’intérêt d’une concertation la plus en amont possible avec les élus et les aménageurs, afin de veiller à leur bonne intégration. Totem vient par ailleurs de signer un partenariat avec Uneole pour installer des éoliennes urbaines, totalement silencieuses, en ville.
Orange présente sa nouvelle solution satellite
Jean-François Fallacher, directeur adjoint, CEO d’Orange France, a présenté le 22 novembre à David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF), la nouvelle solution satellitaire de l’opérateur pour répondre au besoin de connectivité très haut débit des collectivités. « Depuis plusieurs années, Orange est la locomotive du plan national de généralisation de la fibre en France à l’horizon 2025″, a fait valoir Jean-François Fallacher en présentant cette innovation. Cette nouvelle offre satellite apporte une solution de transition, en attendant la fibre qui apporte Internet à très haut débit. Elle fournit également une alternative, pour logements et locaux très isolés des réseaux filaires, qui ne pourront pas accéder à la fibre à brève échéance. Enfin, elle offre une solution de secours pour les utilisateurs qui souhaitent anticiper tout risque de coupure de leur accès principal.
« Le satellite est un moyen de lutter efficacement contre les disparités d’accès aux soins des plus isolés ou pour les personnes à mobilité réduite. Il facilite et rend possible une pratique peu accessible jusque-là, les téléconsultations médicales par visioconférences, grâce à une connexion très haut débit », a également souligné Jean-François Fallacher. L’offre utilise le satellite Eutelsat konnect VHTS, conçu par Thalès alenia space à Cannes et lancé en septembre 2022 par Ariane 5. C’est le plus gros satellite européen jamais construit.
Orange, partenaire de Paris 2024, s’engage contre le cyber harcèlement
La charte signée le 22 novembre par Sylvie Bertrand, directrice de la communication et RSE d’Orange Ile-de-France, et Evelyne Ciriegi, présidente du comité régional olympique et sportif d’Ile-de-France (Crosif), organise la mise en place d’ateliers, baptisés « les magiciens du numérique ». Ces sessions, animées par des salariés d’Orange ou par des encadrants des fédérations sportives, permettent, à la demande des clubs, d’organiser un jeu d’énigme, sous la forme d’un escape-game, sensibilisant les jeunes aux bons usages du numérique. Les thématiques de l’e-réputation, du respect des données personnelles, de la cyberviolence, des fake news ou des risques d’une exposition prolongée aux écrans y sont ainsi abordées de façon ludique.


