Régionales : la gauche scelle un large accord de second tour

Europacity et les lignes 17 et 18 du Grand Paris express ont figuré parmi les termes de la négociation entre Europe écologie-Les Verts et le Parti socialiste en vue de la signature d’un accord de second tour. A droite, Valérie Pécresse estime que « les trois électeurs sur quatre qui n’ont pas voté pour Claude Bartolone constituent sa réserve de voix ».

Emmanuelle Cosse (EELV) et Pierre Laurent (PCF) entouraient Claude Bartolone, lundi 7 décembre 2015 en fin d’après-midi, pour marquer l’accord conclu entre eux en vue du second tour des régionales en Ile-de-France. « Il n’y a plus une tête de liste socialiste au second tour mais trois cotêtes de liste », se félicitait Luc Carvounas, directeur de la campagne de Claude Bartolone, à l’issue de la conférence de presse organisée à ce sujet.

Le sénateur du Val-de-Marne rappelait que cet accord en vue du second tour s’ajoutait à ceux déjà scellés dès le 1er avec les radicaux de gauche (PRG), les chevènementistes (MRC) ainsi que le mouvement des progressistes de Robert Hue. « Le total des voix de gauche représente une avance de 300000 voix sur Valérie Pécresse, qui ne détient aucune réserve de voix », ajoute Luc Carvounas.

Luc Carvounas, directeur de campagne de Claude Bartolone © Jgp

Luc Carvounas, directeur de campagne de Claude Bartolone. © Jgp

Ce dernier indique que si Nicolas Dupont-Aignan (DLR) n’a pas appelé à voter pour la candidate LR, « il constitue un faux nez pour Valérie Pécresse tant celle-ci a jeté des ponts tout au long de la campagne en direction de la droite extrême ». Luc Carvounas ajoute qu’un accord politique s’est conclu très naturellement entre des forces de gauche « qui gouvernent la région ensemble depuis des années ». Il s’agit, selon lui, « d’un accord basé sur des valeurs communes, amené à amplifier la dynamique en cours ». Un meeting rassemblera les candidats de gauche mercredi 9 décembre à Créteil.

En coulisse, des élus confiaient que le candidat du PS s’était engagé à obtenir la révision de grands projets qui fâchent. Europacity ou encore les lignes 17 (Roissy-La Défense) et 18 (Plateau de Saclay) du Grand Paris express, auxquels EELV est opposé dans leur forme actuel, figureraient parmi les monnaies d’échange.

Nicolas Dupont-Aignan ne donne pas de consigne

«La ligne de Debout la France (DLF) est claire : notre parti a présenté des listes autonomes selon un principe d’indépendance du “ni système, ni extrêmes” (…) J’appelle les gens à aller voter pour qui ils veulent», a déclaré pour sa part lundi matin Nicolas Dupont-Aignan.

Pecresse

« S’abstenir ou voter FN, c’est faire élire Claude Bartolone martèle l’élue, qui estime qu’elle est « la seule personne pour battre Claude Bartolone ». © Jgp

« Nicolas Dupont-Aignan est profondément moderne, commentait Valérie Pécresse sur BFMTV. Il sait que les électeurs ne souhaitent pas de consignes. Mes réserves de voix, ce sont les trois électeurs sur quatre qui n’ont pas voté Claude Bartolone dimanche, a poursuivi la candidate LR parvenue en tête du premier tour. S’abstenir ou voter FN, c’est faire élire Claude Bartolone » a martelé l’élue, qui répète qu’elle est « la seule personne pour battre le PS ». « En réalité, conclut-elle, je me retrouve dans la même situation que Nicolas Sarkozy en 2007 face à Ségolène Royal. C’est l’énergie de son programme qui l’avait alors fait gagner. »

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