En présence de ses plus hautes instances, Orange a procédé, mardi 28 janvier à Guyancourt (Yvelines), à l’annonce de la première fermeture d’un réseau de raccordement au cuivre, qui interviendra le 31 janvier 2025. Une opération minutieusement préparée, dans le cadre d’un plan national de décommissionnement qui va monter en puissance pour s’achever en 2030.
Mardi 28 janvier en fin de matinée, en présence de Christel Heydemann, directrice générale d’Orange et de Jean-François Fallacher, directeur exécutif d’Orange France, a été annoncé le premier décommissionnement d’un réseau de télécommunication en cuivre, qui aura lieu le 31 janvier 2025. Dix communes sont concernées en Ile-de-France sur les 162 villes de ce premier lot français (voir ci-dessous). Si la plupart des foyers français ont migré vers la fibre optique depuis plusieurs années déjà, un soin particulier a été porté par chaque opérateur pour informer leurs abonnés et prévenir les risques de coupures surprises. Les communes de ce premier lot sont informées depuis 36 mois de cette échéance. L’opération a débuté il y a un an par la fermeture commerciale du réseau, suivie désormais de la fermeture technique.
Quelque 3 000 clients étaient raccordés au centre de Guyancourt (Yvelines), qui abrite à la fois un nœud de raccordement abonnés (NRA), en cours de fermeture donc, et un nœud de raccordement optique (NRO).
Mardi 28 janvier, les dirigeants d’Orange ont rappelé les performances largement supérieures de la fibre, à la fois en matière de débit, mais aussi de robustesse et de frugalité. La fibre permet de diviser par quatre les consommations d’électricité, a-t-il été souligné. Un gain important, alors que le trafic augmente de 20 % par an en raison de l’attrait des vidéos en streaming ou encore de l’usage de l’intelligence articificielle et qu’Orange vise la neutralité carbone dès 2040.
Ce premier lot de fermeture sera suivi d’une série d’autres, l’objectif étant un achèvement du plan très haut-débit à l’horizon 2030. La demande de cuivre étant supérieure à l’offre, dopée par l’électrification croissante, des mobilités notamment, Orange compte bien tirer des recettes importantes de la cession de ce métal. L’opérateur a lancé récemment un appel d’offres auprès des entreprises du BTP pour réaliser les travaux nécessaires à ce chantier gigantesque. Une filière de recyclage des matériaux utilisés pour le réseau démantelé, dont le plastique, doit également se structurer dans les années qui viennent.
Lors de cette première, Karine Dussert-Sarthe, directrice d’Orange Ile-de-France, a souligné l’ampleur du travail partenarial mené pour préparer ce décommissionnement. Un partenariat qui associe les collectivités territoriales, le régulateur, les opérateurs d’infrastructure fibre et les opérateurs commerciaux.
« Au Mesnil-Saint-Denis [Yvelines, ndlr], 100 % de la commune est raccordé à la fibre », a témoigné Thierry Marnet, maire adjoint de la commune. « La France est championne d’Europe des pays les mieux desservis par la fibre optique », soulignait Christel Heydemann, directrice générale d’Orange. 90 % des foyers français y ont accès, contre 40 % pour les Allemands, et 57 % des Britanniques.
Dans les Yvelines : Guyancourt, Magny-les-Hameaux et Le Mesnil-Saint-Denis.
En Seine-et-Marne : Boissettes, Boissise-la-Bertrand, Boissise-le-Roi, Dammarie-lès-Lys, Le Mée-sur-Seine, La Rochette et Vaux le Pénil.
Dans les Hauts-de-Seine : Vanves (en expérimentation dès avril 2025).



