Fondé en 2017, le GIE commerce de Paris gère les 7 200 boutiques des trois bailleurs sociaux de la Ville. Mercredi 22 février, Olivia Polski, adjointe au commerce, a remis les clés de sa librairie au 1 000e bénéficiaire de ce dispositif.
Fort de ses 14 employés, le GIE commerce de la Capitale gère les 7 200 boutiques situées au pied des immeubles détenus par les trois bailleurs sociaux de la ville (Paris habitat, RIVP et Elogie-Siemp). Mercredi 22 février 2023, Olivia Polski, adjointe de la maire de Paris en charge du commerce, a remis les clés de sa librairie au 1 000e bénéficiaire de ce dispositif fondé en 2017. Il vise à veiller à une bonne répartition des commerces par nature d’activités au sein des logements sociaux de la Capitale, conformément à l’esprit de la ville du quart d’heure.
Les commerçants qui prennent un bail auprès du GIE peuvent bénéficier d’un accompagnement dédié et, quand cela est nécessaire, de loyers progressifs, le temps de faire la preuve de la rentabilité de leur activité. Des activités associatives, relevant de l’économie sociale et solidaire au sens large, ainsi que des commerces de proximité sont ainsi soutenus. 250 locaux commerciaux vacants sont attribués chaque année, dont la liste est disponible sur Paris.fr.

Olivia Polski, adjointe à la maire de Paris en charge du commerce, de l’artisanat, des professions libérales et des métiers d’art et de mode. © Jgp
En 2023, la municipalité va gravir un échelon supplémentaire dans sa politique d’intervention commerciale, en créant avec la Banque des territoires un opérateur commerce, fusion du GIE commerce mais aussi des activités de préemption de commerces privés réalisées par la Ville pour le compte de la Semaest. Cet opérateur commerce sera recapitalisé à hauteur de 200 millions d’euros et fournira une série de services d’accompagnement des commerçants concernés.
Mercredi 22 février 2023, c’est une librairie dont les clés ont été remises à un ex-professeur de français en lycée professionnel, située 14 rue de l’Ouest, dans le 14e arrondissement, au pied d’un immeuble de Paris habitat. « Les recettes liées à ces commerces ont à Paris, compte tenu du nombre de ces boutiques, une importance relative dans nos budgets plus importante qu’ailleurs en France », soulignait Stéphane Bettiol, directeur général adjoint de Paris habitat.