Notre-Dame : la flèche a retrouvé sa place dans le ciel de Paris

A un an de la réouverture de la cathédrale, programmée le 8 décembre 2024, une avancée particulièrement emblématique de la restauration de Notre-Dame de Paris a eu lieu sur le chantier : la flèche a retrouvé sa place au sommet de l’édifice. Pour l’admirer, il faudra cependant attendre le retrait total des échafaudages à l’été 2024.

Après un an de taillage en Lorraine et huit mois de montage au cœur du chantier, la flèche de la cathédrale Notre-Dame culmine à nouveau dans le ciel parisien. Sa charpente en chêne massif, achevée, est surmontée de la couronne et de la croix dorées conformément au dessin de Viollet-le-Duc. Une étape symbolique dont s’est enthousiasmée la ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak, qui a tenu à saluer « un chantier d’une ardeur exceptionnelle, grâce à l’engagement des architectes, des entreprises, des artisans et des compagnons. » Ces savoir-faire, ajoute-t-elle, seront valorisés « dans le futur musée de Notre-Dame de Paris, annoncé par le président de la République. Lieu vivant d’expositions et de transmission au cœur de l’île de la Cité, il permettra de plonger dans l’histoire religieuse, politique, sociale et culturelle de la cathédrale, mais aussi découvrir les métiers d’exception qui ont façonné son histoire et son avenir. »

La couronne et la croix ont trouvé leur place dans le ciel de Paris, au sommet de la flèche. © David Bordes/Rebâtir Notre-Dame de Paris

Ancré à 30 m au-dessus de la croisée du transept, ce chef-d’œuvre de charpente est un enchevêtrement complexe d’environ 1 000 pièces de bois d’une grande densité d’assemblages. D’ici quelques jours, le coq gaulois reprendra également sa place, parachevant l’élévation de la flèche à 96 m de hauteur.

Le chantier se poursuit à bon rythme

L’ensemble du chantier connaît d’autres avancées significatives, comme l’achèvement des charpentes des deux bras du transept. Au-dessus des voûtes de la nef et du chœur restaurés, le montage de la « forêt » de Notre-Dame (les charpentes reconstruites selon le dessin médiéval) touche bientôt à sa fin. La restauration des trois pignons – nord, sud et ouest – est terminée et les statues monumentales du Christ et de Saint-Denis, restaurées en atelier, ont déjà pu retrouver leur place en haut des pignons sud et nord.

« Ce rythme et la qualité des réalisations, nous les devons à l’excellence des savoir-faire et des compétences des entreprises et ateliers d’art, alliée à l’état d’esprit « Notre-Dame », fait d’union, de fierté, d’enthousiasme, de détermination et de confiance », s’est félicité Philippe Jost, président de l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris. « Je remercie la formidable équipe de l’établissement public, nos architectes passionnés, les compagnons et artisans d’art pour leur admirable engagement et l’exceptionnel travail qu’ils accomplissent. Enfin, je remercie les 340 000 mécènes et donateurs sans qui rien ne serait possible. Portés par cet élan collectif, nous sommes plus que jamais déterminés à rouvrir la cathédrale dans un an ! »

La reconstruction des charpentes de la nef et du chœur a pu avancer rapidement grâce au travail coordonné des charpentiers et des grutiers. © David Bordes /Rebâtir Notre-Dame de Paris

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