À l’occasion de VivaTech 2025, l’Université Paris-Saclay et la start-up deeptech HABS ont officialisé un partenariat stratégique autour des neurotechnologies non invasives. Objectif : renforcer les synergies entre recherche académique, innovation industrielle et formation, sur un domaine à fort potentiel technologique et sociétal.
C’est au cœur du salon Viva Technology, vitrine annuelle de l’innovation en France, que Camille Galap, président de l’Université Paris-Saclay, et Olivier Locufier, cofondateur et CEO de la start-up HABS, ont signé jeudi 12 juin une convention de partenariat d’envergure. L’alliance entre l’établissement académique et la jeune pousse spécialisée dans l’analyse des ondes cérébrales vise à structurer, dans la durée, une collaboration scientifique, institutionnelle et pédagogique autour des neurotechnologies.

Camille Galap, président de l’Université Paris-Saclay et Olivier Locufier, co-fondateur et CEO de la start-up HABS, à Vivatech. © DR
Issu des travaux menés au sein de l’Institut des neurosciences Paris-Saclay (NeuroPSI – CNRS), HABS ambitionne de rendre mesurable et exploitable l’activité cérébrale grâce à des technologies non invasives. L’université, classée parmi les 20 meilleures au monde selon le classement de Shanghai, voit dans cette coopération une illustration de sa stratégie : faire de l’innovation un levier au même titre que la recherche et la formation.
Learning expeditions
Deux axes structurent cette convention. D’une part, un volet technologique et scientifique, avec l’organisation de « learning expeditions » entre les équipes de R&D de HABS et les laboratoires de l’université, un accès facilité aux plateformes de recherche mutualisées, ou encore l’identification de compétences pointues en data visualisation. D’autre part, un volet formation et accès aux talents, avec la diffusion des offres de stages et d’emploi de la start-up sur le Career Center, l’organisation de journées portes ouvertes, de conférences ou de hackathons pour susciter des vocations chez les étudiants.
« Ce partenariat va permettre de créer des synergies vertueuses entre notre université et une entreprise innovante sur un domaine technologique de rupture », s’est félicité Camille Galap. Un enthousiasme partagé par Olivier Locufier, pour qui « l’avenir des technologies cognitives passe par une alliance étroite entre science fondamentale, IA éthique et innovation de terrain ».
À l’heure où la transition technologique se conjugue avec des exigences croissantes en matière d’éthique et d’acceptabilité sociale, cette coopération entend inscrire durablement la neurotech francilienne dans le paysage de l’innovation européenne. Une nouvelle illustration du rôle moteur de Paris-Saclay dans la dynamique du Grand Paris scientifique et industriel.