Ménilmontant : le réaménagement du « TEP » ne fait pas l’unanimité

Des riverains et de nombreux groupes politiques du Conseil de Paris, à l’exception des socialistes et des communistes, s’opposent au projet de réaménagement des 5 300 m2 d’une parcelle qui borde le boulevard Ménilmontant, face au cimetière du Père Lachaise, dans le 11° arrondissement de Paris.

Le projet de réaménagement des Terrains d’éducation physique du 49-53 boulevard de Ménilmontant, porté par Paris habitat sur une parcelle de 5 300 m2, face au cimetière du Père Lachaise, se compose de 85 logements, dont 57 de grande taille, d’un gymnase et de 2 terrains d’éducation physique, ainsi que de 1 650 m² d’espaces végétalisés comprenant une promenade plantée, un jardin partagé et des terrasses accessibles aux résidents. A cela s’ajoutent une ressourcerie écocitoyenne dédiée au réemploi et à l’économie sociale et solidaire et, en sous-sol, un point relais encombrants.

Présentation du projet par la mairie du XI°

Les anciens Terrains d’éducation physique (TEP) du 49-53 boulevard de Ménilmontant. © Jgp

Vue du projet. © Paris habitat / Vincent Lavergne architecture urbanisme

« Trop dense, et supprimant des espaces verts rares dans le 11° arrondissement de Paris », estiment les opposants au projet. Plusieurs groupes politiques de la mairie de Paris sont hostiles à ce programme, des Verts à la droite, en passant par des représentants de LREM, à l’instar de la référente du parti dans le 11e, la suppléante de Pacôme Rupin à l’Assemblée nationale Marianna Mendza, présente sur les lieux lundi 11 mars 2019 au matin, tout comme Danielle Simonnet (LFI) ou Joëlle Morel (EELV), pour sensibiliser les habitants.

« Trop dense »

Pierre Hulin, qui préside le collectif de riverains hostiles au projet, estime que le permis de construire déposé en 2016 ne respecte pas les engagements pris lors de la concertation. « On nous avait assuré que les terrains de sport seraient reconstruits, mais le terrain de basket sera sur le toit d’un des bâtiments, à 1,90 m des fenêtres de ses voisins et donc source de conflits de voisinage et non d’animation », estime-t-il.

« Contrairement à ce qu’affirme la mairie, ces terrains de sport fonctionnaient bien, avance Joëlle Morel. C’est la dernière parcelle non construite du 11°, particulièrement dense. On nous parle de plan climat, de protection de la biodiversité, mais en réalité, on bétonne », poursuit l’élue du 11° en charge des espaces verts, conseillère de Paris et de la métropole, qui déplore le lancement des travaux confiés à Eiffage.

Joëlle Morel. © Jgp

Pierre Hulin. © Jgp

Marianna Mendza. © Jgp

« La question qui est posée est celle de savoir où l’on loge les gens, dès lors que l’on considérerait que l’on ne doit plus créer de logements à Paris, répond le maire du 11° François Vauglin. La question est aussi celle de la localisation des services urbains. Ce projet est écologique en ce qu’il produit une ville mieux organisée et moins étalée », ajoute l’élu.

A la mairie de l’arrondissement, on rappelle que, amorcée dès 2012, la concertation sur le devenir de cette parcelle a mobilisé les services de la Ville, les élus, l’Atelier parisien d’urbanisme, les riverains et le conseil de quartier Léon-Blum – Folie-Regnault à travers des réunions publiques, des ateliers participatifs et des marches exploratoires.

1 650 m2 d’espaces paysagers

On affirme que, alors que les terrains actuels sont vétustes et dégradés, les espaces sportifs seront accessibles aux personnes à mobilité réduite et accueilleront, sur des plages horaires étendues aux riverains, associations sportives et établissements scolaires. La conception des deux TEP a été réalisée en lien avec un acousticien afin de réduire l’impact sonore des activités sportives de plein air et permettre une coexistence harmonieuse avec les autres usagers du site et les riverains, fait également valoir la Ville. Enfin, précise-t-on, le volet paysager du projet n’est pas en reste grâce à la création, autour des nouveaux équipements et des logements, d’un espace paysager de 1 650 m² traversé par deux larges promenades dans lesquelles seront plantées 19 arbres et qui accueillera également un jardin partagé.

François Vauglin. © DR

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