Élections au PS : des enjeux nationaux… et locaux

Dans l’attente des résultats officiels des élections au Parti socialiste entamées jeudi 12 janvier 2023 par le vote départageant trois motions, les premières estimations communiquées dans la nuit indiquaient que le premier secrétaire sortant Olivier Faure se classe en tête avec 47,5% des voix. L’élection formelle du premier secrétaire se tiendra le 19 janvier prochain. Dans un mois, les responsables des sections locales et départementales seront connus, avec un match annoncé à Paris pour la succession de David Assouline, qui ne se représente pas.

A l’heure où nous publions cet article, les résultas officiels de l’élection départageant les motions portées par Olivier Faure, Hélène Geoffroy (maire de Vaulx-en-Velin soutenue par François Hollande) et Nicolas Mayer-Rossignol (maire de Rouen soutenu par Anne Hidalgo) n’étaient pas connus. Mais si les premières estimations communiquées par des élus placent le premier secrétaire sortant largement en tête, ils laissaient entrevoir une relative contre-performance de ce dernier, qui ne réussit pas à recueillir 50 % des voix. A 3 heures du matin, vendredi 13 janvier, la motion portée par l’élu de Seine-et-Marne était créditée de 47,5 % des voix, le maire de Rouen Nicolas Meyer Rossignol créant la surprise avec 31,5 %, tandis que la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy totaliserait 21 % des suffrages. Dans la nuit, Nicolas Mayer-Rossignol annonçait qu’il serait candidat le 19 janvier prochain face au premier secrétaire sortant. A suivre donc. Mais ces élections ont également une déclinaison locale.

De g. à dr. : David Assouline, Olivier Faure, Maxime des Gayets et Lamia El Aaraje. © Jgp

Dans les semaines qui viennent, un mois au plus tard, auront lieu les élections au sein de chaque section, ainsi qu’au sein de chaque département. A Paris, le départ du secrétaire départemental, le sénateur de Paris David Assouline, qui ne se représentera pas, ouvre une bataille pour sa succession. Avec la reproduction de l’affrontement des différents camps en lice au plan national. Le nom de Lamia El Aaraje, l’adjointe au handicap d’Anne Hidalgo est annoncé comme portant les couleurs de la motion Mayer-Rossignol, tandis que celui de Maxime des Gayets, conseiller régional, circule pour arborer celles du camp d’Olivier Faure. Emma Rafowicz, élue du 11e arrondissement de Paris et présidente des Jeunes socialistes convoiterait également le poste.

Emma Rafowicz. © DR

Les élections au sein du Parti socialiste peuvent être analysées, on le sait, comme un référendum pour ou contre la Nupes, et singulièrement l’attelage LFI-PS. Ainsi, Nicolas Mayer-Rossignol tout comme Hélène Geoffroy se sont clairement positionnés pour affirmer qu’ils étaient opposés à une liste commune entre les socialistes et les insoumis pour les prochaines élections européennes.

Un tropisme départemental fort apparaît également. A Paris, fidèles à Anne Hidalgo, la quasi-totalité des élus socialistes de la Capitale soutiennent le maire de Rouen, avec plus ou moins d’empressement. La quasi-totalité des grands élus de Seine-Saint-Denis, où LFI réalise ses meilleurs scores en Ile-de-France, soutiennent Olivier Faure, tout comme en Seine-et-Marne, où il est élu.

 

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