Le nouveau maire de Paris a annoncé jeudi 9 avril, lors d’une conférence de pré-conseil de Paris, que la Capitale comptait utiliser à plein la possibilité offerte par l’article 108 de la loi de finances pour 2026 de porter à 30 % la première année et à 60 % la seconde le taux de la Taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH) nouvellement créée.
Remettre les logements vacants, dont la municipalité parisienne évalue le nombre à quelque 300 000, sur le marché. C’est l’objectif de la Taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH). Une taxe portée par le PS lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, qui fusionne plusieurs taxes préexistantes et déplafonne le taux applicable. Ce dernier pourra atteindre 30 % dès 2027, et le double l’année suivante. « On va taper très fort », a déclaré le nouveau maire de Paris. Non pas pour générer un rendement fiscal important, mais dans le seul but de remettre ces logements sur le marché.
Le maire de Paris va par ailleurs, dès le prochain conseil municipal exceptionnel, qui se tient à partir de mardi 13 avril, créer une brigade de protection du logement. Composée d’inspecteurs assermentés, elle aura vocation à lutter contre les infractions au code de l’urbanisme, notamment les non-respects de destinations ou les changements d’usage illégaux. Paris souhaite par ailleurs que les infractions d’urbanisme, qui engorgent sans résultat les juridictions, soient davantage « contraventionnalisées », donnant ainsi lieu à des amendes plus dissuasives que des menaces de peines rarement effectives.
La lutte contre les violences dans les écoles de la Ville, le combat contre le sans-abrisme et la cession du Parc des Princes au Paris Saint-Germain figureront parmi les autres sujets de ce premier conseil de la mandature.
L’engagement d’Anne-Claire Boux salué
L’élu a souligné l’engagement d’Anne-Claire Boux, adjointe au maire de Paris chargée des affaires scolaires et de la petite enfance, qui multiplie depuis les récentes élections les rencontres avec les parents d’élèves des écoles concernées. « La crise que nous traversons est grave et nous avons souhaité tout changer rapidement et radicalement », a déclaré le maire.
À propos de la lutte contre le sans-abrisme, Paris souhaite augmenter les capacités d’accueil. Emmanuel Grégoire s’est entretenu récemment avec le préfet de Paris Marc Guillaume à ce sujet.
Concernant le Parc des Princes, Emmanuel Grégoire entend obtenir du conseil de Paris un mandat pour négocier avec le président du club de football Nasser Al-Khelaïfi. La volonté parisienne de lier cette vente à un projet de requalification de l’ensemble du quartier entourant le stade a été réaffirmée. « Le sujet de la vente du Parc des Princes recoupe la question du financement du sport de proximité, du développement de la ceinture verte et sportive, qui est l’un des grands axes urbains du Plan local d’urbanisme bioclimatique », a indiqué l’édile. L’objectif de la Ville est d’aboutir à une cession effective du stade cet automne.

