Le Medef Ile-de-France dénonce la pression fiscale régionale

Le Medef Ile-de-France, le 1er septembre 2015, « regrette qu’une nouvelle taxe sur les parkings de bureau s’abatte sur les entreprises franciliennes ».

La loi de finances pour 2015 instaure deux nouvelles taxes visant à flécher 140 millions d’euros vers la région Ile-de-France afin de développer les transports en commun. L’une d’elle suit pour l’essentiel les mêmes modalités de champ et d’assiette que l’imposition actuelle des surfaces de stationnement à la taxe annuelle sur les bureaux mais concerne les surfaces de stationnement annexées aux locaux à usage de bureaux appartenant aux personnes privées ou publiques. Son montant peut aller jusqu’à 4,22 euros/m2/an pour Paris et les Hauts-de- Seine.

Les entreprises franciliennes avaient jusqu’au 1er septembre pour s’en acquitter. Le Medef Ile-de-France a donc choisi cette date pour dénoncer « la pression fiscale qui entrave la compétitivité de la région » à laquelle vient s’ajouter cette nouvelle ponction de 60 millions d’euros. Avec le remboursement de la moitié du Pass Navigo et le versement transport [qui a augmenté pour financer le pass unique en place le même jour], « les entreprises franciliennes contribuent déjà très largement au financement des infrastructures de transport en commun », remarque-t-il.

Autocaristes pénalisés

Agnès Lo Jacomo, présidente du Medef Ile-de-France.

Agnès Lo Jacomo, présidente du Medef Ile-de-France.

« Nous entendons un discours en France sur la baisse de la taxation des entreprises au niveau national pour améliorer la situation de l’emploi, mais de nouvelles taxes sont ajoutées au niveau local », observe Agnès Lo Jacomo, présidente du Medef Ile-de-France. Cette dernière insiste toutefois sur l’importance de disposer de transports de qualité pour garantir l’attractivité de la région. Elle estime également que le logement devrait faire partie des « priorités » des pouvoirs publics, tant pour faire travailler les entreprises locales du bâtiment que pour loger les salariés.

Le syndicat patronal ajoute que cette nouvelle taxation représente « plusieurs dizaines de milliers d’euros par an pour les autocaristes – un autocar nécessitant 60 m2 de surface de parking », celle-ci envoie donc « un très mauvais signal à une profession qui n’a déjà pas pu bénéficier du suramortissement des investissements de 140 % ». « Les entreprises doivent pouvoir garer leurs véhicules, les salariés ne vont pas se déplacer seulement à pied ou à vélo », déplore Agnès Lo Jacomo.

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