Pour cette édition 2025 du festival de musique, le distributeur d’électricité a mis en place un nouveau raccordement électrique au fonctionnement simplifié, tandis que GRDF et le Sigeif sensibilisent les festivaliers au tri des biodéchets et à leur valorisation en gaz vert.
De l’électricité dans l’air. À l’occasion de Rock en Seine, Enedis a organisé une visite de presse de ses installations électriques sur le site du festival de musique, situé dans le domaine de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le vendredi 22 août 2025. Nouveauté cette année : le distributeur d’électricité a changé sa manière de fournir l’énergie au site. Une armoire électrique a été installée sur le flanc du festival, directement alimentée depuis le domaine public en électricité HTA (20 000 volts). Cette installation permet d’éviter les travaux de terrassement et les problématiques d’exploitation du réseau, auparavant incontournables et chronophages. L’idée est d’en faire un “héritage” pour ce site, afin de faciliter le raccordement des prochaines éditions du festival et de servir également à d’autres événements organisés dans le domaine de Saint-Cloud.
“C’est comme une prise à la maison, résume Jérémy Mandare, chargé d’affaires référent chez Enedis. On vient se raccorder ou se déconnecter aussi facilement. Ce qui prenait un mois se fait désormais en un jour. De plus, cette armoire permet une sécurisation supplémentaire : si un câble tombe en panne, une bascule se fait automatiquement.”
La résilience du réseau est en effet une exigence importante pour ce type d’événement. Jusqu’à récemment, Rock en Seine fonctionnait exclusivement avec des groupes électrogènes. “Il y a cette croyance, notamment chez certains artistes étrangers, que les réseaux d’électricité sont peu fiables. Ce n’est pas le cas en France et encore moins en Île-de-France, qui fonctionne en double dérivation”, souligne Magali Daillere, directrice territoriale Hauts-de-Seine chez Enedis. Depuis 2020, le festival a changé de stratégie en s’appuyant sur la filiale d’EDF. En 2025, 80 % des besoins du festival sont assurés par le réseau, soit 3 des 5 scènes ainsi que l’ensemble des stands et espaces de restauration. Et ce chiffre pourrait atteindre 100 % dès l’an prochain pour répondre à l’enjeu de décarbonation de Rock en Seine. Un festival entièrement branché au réseau électrique rejette bien moins de gaz à effet de serre qu’avec des groupes électrogènes : – 90 % d’émissions de CO₂, selon Enedis.
GRDF, le Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Île-de-France (Sigeif) et Rock en Seine s’associent pour sensibiliser les festivaliers au tri des biodéchets et à leur valorisation en gaz vert. Des brigades animées par PikPik services solidaires circulent sur le site pour inciter le public à adopter les bons gestes. Les biodéchets collectés seront envoyés à l’unité de méthanisation de Semardel (Essonne), mise en service en 2025, afin de produire du digestat utilisable comme engrais et du gaz vert injecté dans le réseau francilien exploité par GRDF.
