Exclusif : les tendances encourageantes de la 2e édition du baromètre de la décarbonation du Grand Paris

La 2e édition du baromètre de la décarbonation du Grand Paris, présentée jeudi 27 novembre en ouverture des Assises du Grand Paris au Comet Bourse, confirme que la transition francilienne n’est plus un horizon théorique mais une dynamique mesurable. Entre mobilités propres, montée en puissance des réseaux de chaleur, essor du bâti bas-carbone et accélération de la rénovation, ces indicateurs composent une trajectoire lisible d’un territoire en route vers la neutralité carbone.

La trajectoire est désormais lisible. En un an, plusieurs indicateurs clés de la transition énergétique et climatique francilienne ont connu une inflexion nette : c’est l’un des principaux enseignements de la 2e édition du baromètre de la décarbonation du Grand Paris, orchestré par Le journal du Grand Paris avec l’Apur, l’Institut Paris Region, BBCA, Grand Paris Climat et l’Agence parisienne du climat, et dévoilé jeudi 27 novembre au Comet bourse, en ouverture des Assises du Grand Paris. Un évenement organisé en partenariat avec la Métropole du Grand Paris et de nombreux partenaires, opérateurs métropololitains de la fabrique de la ville.

Sans tout révéler, quelques données donnent le ton. Les mobilités décarbonées poursuivent leur progression spectaculaire, avec une hausse à deux chiffres du nombre de véhicules électriques et hybrides ainsi que des infrastructures de recharge — désormais présentes dans de très nombreuses communes franciliennes. Les usages partagés, eux, s’ancrent dans les pratiques quotidiennes : les aires de covoiturage ne cessent de se multiplier. Du côté des énergies, la tendance se confirme : la part des réseaux de chaleur bas-carbone progresse, tout comme la production d’énergies renouvelables.

Le nombre de véhicules électriques et hybrides en circulation en Ile-de-France a progressé de 73,6% entre 2024 et 2025. (Source Sdes)

Le mouvement est encore inégal selon les filières, mais la sortie des énergies fossiles gagne en cohérence. Le secteur immobilier, longtemps perçu comme difficile à transformer, envoie lui aussi des signaux forts. Le volume d’opérations bas-carbone engagées ou labellisées connaît une accélération notable, avec près de deux millions de mètres carrés concernés sur la dernière période analysée. Une dynamique qui préfigure une nouvelle génération de projets plus sobres.

Enfin, la rénovation énergétique, enjeu majeur de la décennie, monte en puissance : le nombre de copropriétés engagées, comme celui des chantiers en cours, continue d’augmenter, à Paris comme sur le territoire métropolitain. .Mais le baromètre ne se limite pas à ces quelques signaux : il dessine une trajectoire fine, sectorisée, souvent contrastée, qui éclaire la manière dont l’Île-de-France avance vers la neutralité carbone. Et surtout, il constitue un outil partagé, conçu pour nourrir le débat public et la décision collective.

L’ensemble sera présenté et discuté jeudi 27 novembre au Comet Bourse. Un rendez-vous incontournable pour comprendre, chiffres à l’appui, comment le Grand Paris engage désormais sa transition — et où se situent les prochaines marges de progrès.

Assises du Grand Paris, jeudi 27 novembre, accueil café à 8h30, Comet Bourse, entrée libre sur inscription

Philippe Pelletier, Conseil de développement de la Métropole, Patrick Ollier, président de la MGP, Christophe Donizeau (EDF), Olivier Safar (Unis Ile-de-France), le préfet Marc Guillaume, Geoffroy Boulard, vice-président de la MGP, Richard Curnier, directeur Ile-de-France de la Banque des territoires et Francis Bussière, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat d’Ile-de-France, lors de l’édition 2024 des Assises du Grand Paris. © Jgp

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