13 lauréats franciliens pour l’appel à projets « Ville durable »

La préfecture de Paris-Ile-de-France a dévoilé, vendredi 5 février 2016, les lauréats de « Ville de demain », dédié à l’innovation urbaine et à la transition énergétique. 13 candidatures franciliennes ont été retenues pour cette deuxième tranche de l’appel à projet issu des programmes d’investissements d’avenir.

Agriculture urbaine, rénovation thermique, éclairage intelligent ou encore construction à faible empreinte écologique, les initiatives portées par les lauréats « traduisent la volonté des acteurs impliqués de promouvoir les innovations urbaines dans ces nouvelles Écocités », a rappelé Jean-François Carenco. « Ces résultats sont à la hauteur de la mobilisation puisque 17 candidatures franciliennes ont été déposées et 13 d’entre d’elles sont aujourd’hui lauréates. Les territoires correspondant à ces candidature concernent plus de cinq millions d’habitants. », indique la préfecture.

Ces différents projets totalisent 103 actions qui feront l’objet d’un accompagnement financier de l’Etat à hauteur de 50 millions d’euros.

La liste des projets lauréats « Ville de demain » situés en Ile-de-France :

Ecocité Ardoines – Seine Amont

Porté par l’Etablissement public d’aménagement Orly Rungis-Seine Amont (Epaorsa) et le T12, le projet fait écho à la création du port urbain de Vitry-sur-Seine. « L’Ecocité Ardoines – Seine Amont engage la résilience de son territoire face au risque d’inondation. Un accent particulier est mis sur la gestion des risques, la création de haltes fluviales et de projets de mobilité fluviale. Les villes de Choisy-le-Roi et de Vitry-sur-Seine lancent par ailleurs un vaste projet de rénovation des copropriétés et de construction de bâtiments publics multifonctions compacts, pour limiter l’emprise foncière et être exemplaires sur le plan environnemental », souligne la préfecture.

200 000 habitants sont concernés, sur une superficie de 23,2 km2. 5,5 millions d’euros seront versés dans le cadre du plan d’investissement d’avenir.

Partenaires : Ivry-sur-Seine ; Vitry-sur-Seine ; Choisy-le-Roi ; Voies Navigables de France ; Conseil départemental du Val-de-Marne ; syndicats de copropriétaires et maîtrise d’œuvre (pour l’action portée par Choisy-le-Roi)

écocité ardoines seine amont

Aux Ardoines, un accent particulier est mis sur la gestion des risques, la création de haltes fluviales et de projets de mobilité fluviale, souligne la préfecture.

Ecocité de La Défense Seine Arche

Le projet est porté par l’établissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche (Epadesa). L’objectif de ce dernier est de faire de La Défense Seine Arche un territoire s’appuyant sur les nouveaux usages, la qualité de vie et la multi-fonctionnalité. L’établissement s’appuiera, pour ce faire, sur les thématiques de l’énergie, du numérique et de l’économie circulaire. Cette dernière pourra contribuer à la mise en oeuvre d’une nouvelle chaîne logistique. Un BIM multi échelles sera notamment mis en place.

250 000 habitants sont concernés, sur une surface de 560 ha. 1,2 million d’euros sont mobilisés dans le cadre du PIA.

Partenaires : Communes concernées de l’Établissement public territorial Paris Ouest La Défense. Partenaires techniques : CSTB, Artelia, Efficacity

Ecocité de La Défense Seine Arche

L’Epadesa entend faire de La Défense Seine Arche un territoire s’appuyant sur les nouveaux usages, la qualité de vie et la multi-fonctionnalité.

Ecocité du Grand Roissy

L’EPA Plaine de France ancre ici sa stratégie sur les question énergétiques et d’écologie urbaine. Réseau de chaleur, rénovation de pavillons, valorisation des déchets, construction de bâtiments biosourcés et développement de filière locale sont au programme. En terme d’écologie urbaine, l’établissement public veut mettre en place une trame verte et bleue avec l’aménagement des berges, des projets d’agriculture urbaine, une gestion de déchets de chantier…

650 000 habitants sont ici concernés, sur une superficie de 380 km2. 6,5 millions d’euros sont mobilisés au titre du programme d’investissement d’avenir.

Partenaires : Communauté d’agglomération Roissy Pays de France, Université Paris Est Marne la Vallée, Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique des vallées du Croult et du Petit Rosne (SIAH), Syndicat Mixte pour la Gestion et l’Incinération des Déchets Ménagers de la Région de Sarcelles (Sigidurs), Stif, Sustainable Urban Design Strategy (SUDS)

Ecocité grand roissy

L’EPA Plaine de France ancre sa stratégie sur les questions énergétiques et d’écologie urbaine.

Ecocité Marne-la-Vallée

« L’ambition d’Epamarne et d’Epafrance est de créer une ville durable et désirable, économe en espace et en énergie qui favorise le vivre ensemble », fait valoir la préfecture. Ce dessein se structure autour de l’efficacité énergétique des bâtiments grâce à de l’écoconstruction et de la construction bois. Mobilité urbaine, concertation numérique et agriculture urbaine sont aussi au programme.

331 032 habitants sont concernés sur une superficie de 150 km2. 1,9 million d’euros seront mobilisés au titre du PIA.

Partenaires : RUF, Groupe 3F, le Foyer Rémois, Eiffage, Ifsttar, Sodéarif, Bouygues, Arkhenspaces, Elithis, RATP

Ecocité marne la vallée

Mobilité urbaine, concertation numérique et agriculture urbaine figurent au programme de l’Ecocité de Marne la Vallée.

Ecocité du Mont-Valérien

« La stratégie territoriale de l’Écocité du Mont-Valérien s’appuie sur le plan climat-énergie territorial (PCET) élaboré par la collectivité sur le territoire des trois communes. Lauréat du dispositif « Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte » (TEPCV), le Mont-Valérien axe entre autre sa réflexion autour de la trame verte et bleue, de la rénovation énergétique des copropriétés, avec une action de grande ampleur sur Nanterre qui pourrait avoir un effet levier conséquent, mais aussi la rénovation des bâtiments et de l’éclairage public. La réalisation de nouveaux bâtiments publics à haute performance environnementale, comme la Bibliothèque de documentation internationale et contemporaine (BDIC) de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense ou les équipements municipaux des Écoquartiers participe également de cette stratégie», indique la préfecture.

271 548 habitants sont concernés, sur une superficie de 30,7 km2. 6,3 millions d’euros sont mobilisés au titre du PIA.

Partenaires : Rectorat, Ville de Rueil-Malmaison, Ville de Nanterre

Ecocité mont valérien

La stratégie territoriale de l’Écocité du Mont-Valérien s’appuie sur le plan climat-énergie territorial (PCET) élaboré par la collectivité sur le territoire des trois communes.

Ecocité Paris – Arc de l’innovation

« l’Écocité de Paris- Arc de l’innovation appuie sa démarche sur un plan climat pour réaliser une mutation en faveur de la rénovation urbaine et de la lutte contre les îlots de chaleur urbains, de la mobilité propre et de l’économie circulaire. Comme de nombreuses autres villes en France et dans le monde, Paris a vocation à devenir une ville plus intelligente et ouverte. Pour répondre à ce défi, la capitale promeut l’innovation et engage un projet ambitieux de requalification des quartiers populaires de sa périphérie, en lien avec les collectivités limitrophes», fait valoir la préfecture. Au programme :  Agriculture urbaine, végétalisation, collecte de bio-déchets, méthanisation et resourceries.

2 254 262 d’habitants sont concernés, sur un territoire de 105 km2. 10,1 millions d’euros seront alloués au titre du programme d’investissements d’avenir.

Partenaires : RIVP, Paris Habitat, Sogaris, association Hiasma

Ecocité Paris-Saclay

Le projet développé par l’EPA Paris-Saclay s’appuie sur un nouveau modèle urbain alliant intensité urbaine et respect de l’environnement naturel. Il sera fait appel aux nouvelles technologies pour offrir des services numériques. La mobilité à faible impact avec les circulations douces innovantes est aussi un des enjeux majeurs du programme.

430 000 habitants sont concernés, sur une superficie de 230 km2. 5,1 millions d’euros seront mobilisés au titre du PIA.

Partenaires : Communauté Paris-Saclay, Versailles Grand Parc, Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Institut Vedecom, Concepto, Sol Paysage

Paris saclay

Le projet développé par l’EPA Paris-Saclay s’appuie sur un nouveau modèle urbain alliant intensité urbaine et respect de l’environnement naturel.

Ecocité Plaine Commune

Plaine Commune

L’Eco-cité de Plaine commune consiste notamment en la mise en place d’une trame verte et bleue, avec la récupération des eaux pluviales et la lutte contre les ilôts de chaleur urbains.

Porté par le T6, le projet s’appuie sur deux axes. Le premier consiste en la mise en place d’une trame verte et bleue, avec la récupération des eaux pluviales et la lutte contre les îlots de chaleur urbains.  Le second consiste en la mise en oeuvre d’une économie circulaire avec la création d’une filière bois, d’une ressourcerie et la mise en place de techniques de réutilisation des matériaux.

411 367 habitants sont concernés, sur une superficie de 47,4 km2. 4,9 millions d’euros seront alloués au titre du programme d’investissements d’avenir.

Partenaires : SEM Plaine Commune développement, Séquano aménagement, association Halage, association Concha

Ecocité de la Plaine de l’Ourcq – Est Ensemble

Le territoire Est Ensemble et ses villes membres ont décidé de mettre en œuvre un projet basé sur un développement qui favorise la reconquête du canal de l’Ourcq et la promotion d’un lieu de vie singulier et solidaire au bord de l’eau. Cette stratégie est notamment mise en œuvre à travers des aménagements d’espaces publics innovants. La promotion des circuits courts et une économie circulaire seront mis en place à l’image de l’agriculture urbaine. Un réseau de chaleur sera également mis en place ainsi qu’une politique d’écoconstruction.

339 300 habitants sont concernés, sur un territoire de 39, 2 km2. 933 000 euros seront mobilisés dans le cadre du PIA.

Partenaires : Sequano (aménageur de quatre ZAC le long du canal), Compagnie Meliades (association), Bellastock (association), DDAys (association) et Paysan urbain (association)

Est ensemble

339 300 habitants sont concernés par l’Eco-Cité de la plaine de l’Ourcq, sur un territoire de 39, 2 km2.

Ecocité Quartier universitaire international du Grand Paris

« L’Écocité Quartier Universitaire International du Grand Paris (QUIGP), porté par l’EPA Plaine de France, propose la création, entre la Plaine Saint-Denis et le secteur Paris-Nord, d’un quartier universitaire démonstrateur ayant vocation à accueillir 10 000 étudiants et chercheurs français et étrangers. Le projet place l’étudiant au cœur d’un écosystème qui promeut des modes de consommation raisonnés et solidaires et propose un lieu de vie étudiante intégré à la ville, fondé sur des principes de mise en réseau des ressources, matérielles et immatérielles. Les nouveaux aménagements urbains, la mobilité douce et l’économie du partage contribueront à créer un quartier universitaire international emblématique de la métropole du Grand Paris », fait valoir la préfecture.

250 000 euros seront versés au titre du programme d’investissement d’avenir.

Partenaires : Crous, la Ville de Paris, Plaine Commune, le Campus Condorcet et l’Epfif, Agence Locale de l’Energie et du Climat de Plaine Commune, Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris, Centre Michel Serres , L’Atelier – Earth Avocats, Mundgawi, collectif d’associations locales pour la transition écologique, Engie, l’association Plaine Coworking

quartier universitaire international du Grand Paris

L’Écocité Quartier Universitaire International du Grand Paris (QUIGP), a vocation à accueillir 10 000 étudiants et chercheurs français et étrangers.

Ecocité du territoire Seine Aval

« L’enjeu du territoire est de redynamiser l’emploi tout en préservant le patrimoine naturel dont il dispose. L’Epamsa définit donc une stratégie centrée une innovation verte reproductible dans le domaine du bâtiment, de la mobilité et du recyclage des déchets. La démarche de Seine Aval tend à éviter l’étalement urbain et limiter le développement de logements individuels, en mettant l’accent sur l’écoconstruction et des projets de logements sociaux pour les plus démunis », explique la préfecture.

Porté par l’Epamsa, le projet concerne 413 000 habitants, sur une superficie de 400 km2. 740 000 euros lui seront alloués dans le cadre du PIA.

Partenaires : Communauté d’agglomération Seine&Vexin, Communes de Seine&Vexin, CA2RS, Emmaüs habitat

Seine aval

La démarche de Seine Aval tend à éviter l’étalement urbain et limiter le développement de logements individuels.

Ecocité Senart

« L’EPA Sénart ambitionne une évolution vers un modèle de ville durable dont le développement territorial s’appuie sur des pôles d’excellence en matière d’innovation logistique et d’écoconstruction. Dans ce cadre, l’EPA déploie son projet Écocité sur le Carré Sénart, centre urbain fondateur et l’Ecopôle de Sénart, en mettant l’accent sur l’innovation de formes urbaines denses au cœur de futurs écoquartiers. La stratégie territoriale de l’Écocité Sénart repose également sur le développement d’un système intégré de transport pour favoriser le report modal vers le transport collectif », fait valoir la préfecture.

103 321 habitants sont concernés, sur un territoire de 97,7 km2. 2,2 millions d’euros seront mobilisés au titre du PIA.

Partenaires : Agglomération de Sénart, 3F, Fulton

Ecocité Société du Grand Paris

« La Société du Grand Paris saisit l’opportunité de la construction du réseau de transport pour innover. L’installation d’un réseau de data center est ainsi prévue dans les espaces laissés vacants du fait des travaux et dans les gares. Les gares seront conçues comme des hubs énergétiques innovants autour de l’exploitation de la géothermie et de l’énergie fatale générée par les data center pour le réseau de chauffage. Le projet coïncide complètement avec la construction de la ligne 15 du métro automatique », considère la préfecture.

4,4 millions d’euros seront ici mobilisés dans le cadre du programme d’investissement d’avenir.

Partenaires : Acteurs de l’écosystème numérique, associations, collectifs d’artistes, Systra, Setec

Ecocité société du grand paris

Les gares du GPE seront conçues comme des hubs énergétiques innovants autour de l’exploitation de la géothermie et de l’énergie fatale générée par les data center pour le réseau de chauffage.

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