1 000 Arbres Porte Maillot : Eau de Paris va déplacer trois canalisations et un puits

Eau de Paris va mener d’importants travaux de déplacement de canalisations sur le site Pershing, préalables à la cession du terrain à la Compagnie de Phalsbourg et Ogic, lauréats de « Réinventer Paris » avec 1 000 Arbres.

Le Conseil de Paris a autorisé, vendredi 4 mai 2018, la ville à signer une convention définissant les modalités et le financement des études et des travaux de déplacement des réseaux, dont Eau de Paris est propriétaire, impactés par la réalisation du projet 1 000 Arbres, Porte Maillot.

Celui-ci constitue un des projets-phares de « Réinventer Paris », remporté par la Compagnie de Phalsbourg et Ogic, (pour un prix minimum de cession de 167 300 000 euros HT hors droits) dont le permis de construire est actuellement en cours d’instruction.

Or le site Pershing est traversé, à sa pointe sud, à l’angle du boulevard Pershing et de la bretelle d’accès au boulevard périphérique intérieur, par une galerie d’eau appartenant à Eau de Paris et qui comprend notamment trois conduites d’eau potable et non potable faisant partie du réseau structurant parisien, indique la ville. Dans l’emprise du site se trouve également un puits de service d’importantes dimensions, qui permet l’évacuation et le remplacement des canalisations à l’horizontale par treuillage, et qui doit pouvoir être ouvert à tout moment en cas d’intervention d’urgence.

Pershing. Porte Maillot. © DR

« Les études, en lien avec Eau de Paris, ont conclu que la meilleure solution technique consistait à déplacer la galerie et le puits un peu plus au sud, sous chaussée », indique la délibération adoptée. Les travaux correspondants, qui conditionnent la réalisation du projet 1 000 Arbres et qui seront menés par Eau de Paris, doivent avoir lieu à partir de septembre 2018.

Le calendrier de travaux est conditionné par l’arrêt de la canalisation principale, qui alimente tout le nord-ouest parisien. Cet arrêt n’est pas prévu uniquement pour les besoins du projet 1 000 Arbres, mais permettra également de réaliser certains travaux préalables nécessaires au prolongement du T3 à la Porte Dauphine, précise la ville.

La convention signée par la ville de Paris indique qu’elle prendra à sa charge le coût des études et des travaux pour un montant total prévisionnel estimé à 1 540 000 euros HT.

Double système d’irrigation

Jérôme Gleizes (EELV – 20e) a souligné, lors du Conseil de Paris, l’important besoin en eau que généreront les 1 000 arbres du projet, hors-sol et arrosés par un système de goutte à goutte, demandant également pourquoi le financement des travaux ne revenait pas aux promoteurs lauréats. L’élu vert s’est interrogé également sur la question de savoir si les services avaient bien anticipé les volumes d’eau nécessaires.

Jean-Louis Missika, avec Frédérique Calandra et Julien Bargeton. © Jgp

« Il est tout à faire normal, conformément aux règles du concours, que la ville prenne à sa charge ce type de travaux de déplacement d’infrastructures d’eau potable et non potable, lui a répondu Jean-Louis Missika, rappelant que la ville bénéficiera de la recette foncière de 160 millions d’euros liée au projet.  « Si nous avions demandé au lauréat de prendre en charge ce coût, la charge foncière aurait diminué d’autant », a poursuivi l’adjoint d’Anne Hidalgo à l’urbanisme et au Grand Paris.

L’élu a également précisé que le projet sera irrigué par un double système, mis au point avec Eau de Paris : arrosage en goutte à goutte via le réseau d’eau non-potable en provenance de la Seine, et brumisation via le réseau d’eau potable. « Les besoins en eau potable sont limités à 2 100 m3 par an, bien évidemment anticipés par Eau de Paris, il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’un besoin marginal par rapport aux besoins du secteur », a conclu l’élu.

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