La régie publique de l’eau approuvée par une votation à Grand-Orly Seine Bièvre

Au terme de trois semaines de débat public et d’une votation populaire quasi-unanime, neuf villes de Grand-Orly Seine Bièvre vont définitivement quitter le Sedif et constituer une régie publique d’eau potable.

Un oui quasi-unanime des participants, tel est le résultat de la votation populaire organisée entre le 31 août et le 19 septembre 2021 dans neuf communes val-de-marnaises de Grand-Orly Seine Bièvre (GOSB, Val-de-Marne/Essonne) : Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Orly, Chevilly-Larue et Le Kremlin-Bicêtre. 14 159 des 15 080 votants se sont en effet prononcés en faveur de la création d’une régie publique d’eau, 884 s’y opposant et 37 votant blanc ou nul.

Les élus du territoire se sont surtout félicités de la participation qu’ils ont jugée importante : environ 10 % du corps électoral a participé à la votation. « Nous avons mis en avant le principe de l’article 2 de notre Constitution : la démocratie pour le peuple et par le peuple », a ainsi commenté Michel Leprêtre, président du territoire. Le Sedif de son côté, a jugé cette mobilisation faible, la rapportant à la population totale des villes concernées (352 000 habitants) et non au seul corps électoral.

Les élus des 9 communes du territoires, ainsi que des députés et sénateurs val-de-marnais, s’étaient rassemblés à Gentilly pour l’annonce des résultats de la votation populaire. © Jgp

Un agenda chargé

L’agenda reste néanmoins chargé pour les élus val-de-marnais : au 1er octobre 2021 prendra fin la convention provisoire liant GOSB au Sedif. La régie publique du territoire, présidée par Fatah Aggoune, reprendra donc en main la gestion des relations liant le territoire à Vedif (Veolia Ile-de-France), jusqu’à la fin de la délégation de service public de ce dernier, au 31 décembre 2024.

Parallèlement, les négociations se poursuivent avec le Syndicat des eaux d’Ile-de-France pour délimiter le patrimoine des communes sortantes et négocier « un accord gagnant-gagnant », a insisté Jean-Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre. Les points sensibles restent cependant nombreux, du partage des infrastructures à la possibilité, réclamée par les communes, de réaliser une déconnexion « virtuelle » et non physique des réseaux de distribution.

« Nous visons un accord d’ici au 30 novembre 2021 », a assuré Fatah Aggoune. Le territoire travaille d’ores et déjà à l’après 2023 : il compte diversifier ses approvisionnements, notamment en contractant avec Eau de Paris, mais aussi en rejoignant, peut-être dès début octobre, le projet de syndicat mixte fermé porté par le territoire de Grand Paris Sud (Essonne/Seine-et-Marne) qui souhaite se transformer en régie de distribution, mais aussi de production d’eau. Philippe Rio, maire de Grigny et vice-président de cette intercommunalité assistait du reste à l’annonce du résultat de la votation.

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