« Les batailles pour savoir qui va gérer le Grand Paris n’ont aucun sens et bloquent le projet, encore loin d’être achevé », a déclaré Nicolas Sarkozy dans une interview publiée mardi 5 décembre 2017 sur le site de L’Opinion.
Pour l’ancien chef de l’Etat, qui a imprimé sa marque au projet à son arrivée à l’Elysée, la question de la gouvernance institutionnelle du Grand Paris « ne se posera pas avant dix ans ».
« J’appelle tous les acteurs politiques à comprendre que les problèmes institutionnels n’intéressent pas les Franciliens », explique-t-il dans un entretien accordé à L’Opinion, ajoutant qu’il était parfois un peu triste de voir certaines batailles « dérisoires par rapport à l’enjeu ».
« J’ai voulu le Grand Paris des projets, pas celui des institutions », poursuit l’ancien président. D’après Nicolas Sarkozy, ni les maires, ni la présidente de la Région, ni un président de conseil départemental n’ont les compétences pour développer un projet tel que le Grand Paris. « Ce ne sont pas eux seuls qui peuvent aujourd’hui incarner, porter, réfléchir, réaliser le Grand Paris. Ils ont besoin du leadership de l’Etat », souligne l’ancien chef de l’Etat, alors que les acteurs du projet se lassent des reports successifs de la date d’une conférence territoriale dédiée au Grand Paris désormais annoncée pour le début de l’an prochain.
