La Fédération française du bâtiment alerte le gouvernement sur la hausse des coûts

Dans un contexte de décrochage du logement neuf et de progression des coûts, la Fédération française du bâtiment (FFB) a publié, le 4 juillet 2019, une étude sur la conjoncture du deuxième trimestre 2019. La FFB en appelle au gouvernement pour ne pas ajouter des coûts supplémentaires.

La Fédération française du bâtiment (FFB) dénonce, dans son étude « conjoncture à début juillet 2019 », publiée le 4 juillet, des mesures du gouvernement « risquant simplement d’envoyer des entreprises à la casse ». Prenant en compte à la fois le contexte du marché du bâtiment et les données macro-économique, la fédération  exprime ses doléances.

Construction de Chapelle international. © JCN’Diaye

En glissement annuel sur cinq mois à fin mai 2019, la FFB constate un décrochage du logement neuf. Les permis de construire sont en recul de 6,9 % tandis que les ouvertures de chantiers perdent 4,9 %. Une stabilisation de la baisse des permis est cependant constatée sur le dernier trimestre, celle-ci serait due au récent élargissement du marché du crédit.

Malgré « un premier trimestre un peu décevant », les carnets de commandes des entreprises sont remplis à 7,8 mois chez les plus de dix salariés et à 4,8 mois chez les artisans. Cette dynamique se voit répercutée dans l’emploi avec près de 33 000 postes créés en glissement annuel au premier trimestre 2019 dont plus de 29 000 salariés.

« Les coûts progressent plus rapidement que les prix »

« Reste que les coûts progressent toujours plus rapidement que les prix », note le document. En glissement annuel au premier trimestre 2019, les coûts ont augmenté de 2,4 % alors que la répercussion sur les prix n’a été que de 2,2 %. Ainsi, les marges se détériorent pour le quatrième trimestre consécutif.

Face à cette situation déjà délicate, la FFB alerte le gouvernement sur deux projets de loi qui créeraient de nouveaux surcoûts. Le gouvernement a en effet annoncé une possible suppression de l’accès au gasoil non routier (GNR) qui coûterait, selon l’étude, 70 millions d’euros au marché du bâtiment. Quant à la fin de la déduction forfaitaire spécifique (DFS) sur les charges sociales, elle pèserait sur le BTP à hauteur de 950 millions d’euros. La crainte de la FFB est que ces nouveaux surcoûts ne puissent être répercutés au client final.

La fédération alerte donc : « Ces mesures constitueraient les ferments d’une déstabilisation totale du secteur. »

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