Enlarge your Paris randonne le long d’Eole entre Mantes et les Mureaux

Une cinquantaine de randonneurs ont suivi les guides d’Enlarge your Paris et leurs invités exceptionnels dimanche 8 septembre 2019 pour un parcours le long du futur tracé d’Eole, entre Mantes-la-Jolie et Les Mureaux (Yvelines).

Vous voulez vous faire de nouveaux copains, tout savoir sur la collégiale de Mantes-la-Jolie et son histoire ou découvrir comment l’extension d’Eole, le RER E, à l’ouest de Paris va changer la face du grand ouest parisien ? C’est possible. Dimanche 8 septembre, sous un soleil quasi permanent qui faisait mentir les prévisions météo, c’est ce qu’a fait la petite cinquantaine de marcheurs, réunie par le média culturel Enlarge your Paris pour une randonnée semi-urbaine intitulée « La balade du futur RER E, de Mantes aux Mureaux par la Seine ».

Vianney Delourme (Enlarge your Paris), avec Alain Krakovitch, directeur de Transilien, dimanche 8 septembre, au départ de la gare Saint-Lazare. © Jgp

Sur le parvis de la collégiale de Mantes-la-Jolie. © Jgp

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Pause déjeuner dans une ferme en permaculture. © Jgp

Alain Krakovitch, directeur de Transilien. © Jgp

Dès le départ en train, de la gare Saint-Lazare, Alain Krakovitch, directeur de Transilien, décrivait l’ampleur du chantier d’Eole (5 milliards d’euros d’investissement), les différents défis qu’il doit relever, en particulier relatifs au creusement de ses tunnels, et ses multiples disruptions, en matière d’exploitation notamment, puisqu’avec Nexteo, Eole sera le premier train autonome au monde.

La place du paysage

Entre deux pauses, sur les sentes yvelinoises, en bord de Seine, Vianney Delourme, d’Enlarge your Paris, revenait sur les grandes heures de l’histoire du Mantois, et plus largement de la Vallée de la Seine, à la fois aéronautique, spatiale, automobile ou ferroviaire. Les représentants de l’Ecole du paysage de Versailles décrivaient, quant à eux, leur mission de mise en réseaux de l’ensemble des acteurs de la fabrique de la Vallée de la Seine.

Sur les sentes du Mantois. © Jgp

Devant la plaine du bout du monde. © Jgp

L’église d’Elisabethville. © Jgp

Claude Iverné, photographe, prix de la Fondation Henri Cartier-Bresson 2015, figurait parmi les personnalités présentes. © Jgp

La Seine. ©Jgp

L’ancienne centrale électrique d’EDF de Porcheville, Elisabethville et son lotissement dessiné par l’architecte Bernard Zehrfuss, à qui l’on doit aussi le plan de l’usine Renault de Flins, située non loin de là, figuraient également au programme de la journée, de même qu’un déjeuner dans une ferme biologique en permaculture, précédé de la traversée de la plaine du bout du monde, 50 ha de biodiversité, Espace naturel sensible (ENS) propriété du conseil départemental des Yvelines.

Tout au long du chemin, l’historien de la mobilité Arnaud Passalacqua livrait moult anecdotes sur la petite et la grande histoire des transports, en particulier ferroviaires, rappelant notamment que le projet d’Antoine Grumbach, lors de la consultation internationale de 2008, d’un Grand Paris jusqu’au Havre, n’était que la dernière émergence en date du très ancien désir français de donner un port maritime à la Capitale.

Cette journée, au pas cadencé, s’est achevée au yacht club des Mureaux, où François Garay, le maire de la commune, a décrit les attraits nautiques d’une ville au potentiel touristique souvent sous-estimé.

François Garay, maire des Mureaux (au centre), avec Vianney Delourme (Enlarge your Paris) et Guillaume Cantillon, (conseiller métropole du Grand Paris, conseil de Paris, énergie, eau, assainissement au sein du cabinet d’Anne Hidalgo) © Jgp

Le maire des Mureaux a décrit les attraits nautiques d’une ville au potentiel touristique souvent sous-estimé. © Jgp

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