Les équipes ont jusqu’au 13 juillet 2016 pour poser leur candidature à ce colossal et complexe projet consistant à redorer l’image de ce gratte-ciel du sud parisien malaimé depuis sa construction au début des années 1970. Les six candidats sélectionnés en septembre devront autant savoir relever un challenge environnemental que surmonter un défi technique.
Comme annoncé en octobre, les copropriétaires réunis dans l’Ensemble immobilier tour Maine-Montparnasse (EITMM) viennent de lancer un concours international d’architectes portant sur la restructuration de la tour Montparnasse. Ce projet intégré à la vaste opération d’aménagement du quartier « Demain Montparnasse », concerne uniquement les 59 étages du gratte-ciel parisien (56 desservis par l’ascenseur et les trois derniers au sommet). La dalle où se trouve le centre commercial en est exclue. Cette refonte en profondeur est estimée à 305 millions d’euros financés intégralement par les copropriétaires.
L’essentiel du projet porte sur la reconfiguration de la façade pour la rendre « plus transparente ». Il s’agit aussi de réaménager le pied du bâtiment au niveau de ses accès, « pour améliorer la qualité des espaces d’accueil et la mise aux normes de la tour » tant en terme d’accessibilité que de performance énergétique. Les porteurs du projet comptent sur cette restauration intégrale pour « tourner définitivement la page de l’amiante ». A ce jour, les travaux ont permis de désamianter 90 % de l’ensemble notamment tous les plateaux. Il reste désormais à régler les joints de façade.
Jean-Marie Duthilleul, architecte coordonnateur de l’opération « Demain Montparnasse » précise que « toutes les propositions sont possibles » et notamment « les surprises ». Jean-Louis Missika, adjoint à l’urbanisme à la mairie de Paris, espère de son côté que « ce concours permettra de donner un nouveau souffle à la tour Montparnasse et de l’adapter aux usages du XXIe siècle ». Les candidats ont jusqu’au 13 juillet 2016 pour exprimer leur marque d’intérêt. Six équipes seront sélectionnées en septembre pour présenter un projet plus abouti en vue d’une désignation d’une équipe de maitrise d’œuvre au printemps prochain. Le calendrier prévoit un lancement des travaux fin 2019 dans l’espoir de les avoir bouclés pour les Jeux olympiques, si jamais la candidature de Paris est retenue.