BBCA exploitation : un label « pionnier » pour les bâtiments bas carbone

L’Association pour le développement du bâtiment bas carbone (BBCA) a lancé un label pour améliorer la performance carbone des immeubles, en s’intéressant à la phase d’exploitation.

En 2022, l’Association pour le développement du bâtiment bas carbone (BBCA) a dévoilé son label BBCA exploitation, une évaluation « pionnière » des bonnes pratiques bas carbone dans un bâtiment. Sept premiers édifices ont été labellisés dans toute la France, dont trois en Ile-de-France : le Square de l’Opéra à Paris (2 631 m²) pour Groupama immobilier, Thaïs à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine (5 564 m²) pour la société immobilière Covivio, et le Tribunal de Paris (105 000 m²) pour Equans services bâtiments & infrastructures. « Ce qui est novateur dans ce label, c’est qu’il valorise les bonnes pratiques sur une pluralité de gisements carbone d’un bâtiment en phase d’usage », explique Hélène Genin, déléguée générale de l’Association BBCA.

Thaïs à Levallois-Perret, 5 564 m² pour la société immobilière Covivio. © Jgp

Hélène Genin, déléguée générale de l’Association BBCA. © Jgp

Thaïs à Levallois-Perret. © Jgp

En phase d’utilisation, la question de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des bâtiments est traditionnellement abordée sous l’angle de l’énergie, via les trajectoires fixées par le Crrem (Carbon risk real estate monitor) et le décret tertiaire. Ici, l’organisme scrute évidemment la consommation énergétique, mais s’intéresse plus largement à l’ensemble des leviers d’émissions : déchets, restauration, maintenance, gestion des fluides frigorigènes ou encore mobilité.

Cette méthode de calcul et d’analyse de ces différents paramètres a été coélaborée dans le cadre d’une commission technique pilotée par Elan, entreprise spécialisée dans le conseil immobilier en matière de transition énergétique. « La grande force de ce label, c’est la complémentarité des acteurs qui participent à son élaboration. C’est une méthode et un référentiel dynamiques, amenés à évoluer », souligne Lila Morlieras, consultante économie circulaire et bas carbone chez Elan. Sur cette variété de points d’analyse, l’association fixe des objectifs de performance clés pour entrer « dans les clous ». Si les seuils sont respectés, le label est délivré. « Pour les actifs moins performants, qui ne parviennent pas à respecter ces seuils, nous délivrons un “engagement”, avec des objectifs de performance à atteindre, monitorés tous les trois ans, sur une durée maximale de neuf ans », ajoute Hélène Genin.

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