B. Delanoë affiche son soutien à E. Grégoire alors que les sondages annoncent une élection au coude-à-coude

L’ancien maire socialiste de Paris (2001-2014) est venu dimanche 11 janvier apporter son soutien à la candidature d’Emmanuel Grégoire, en déambulant à ses côtés dans les allées du marché Blanqui, dans le 13e arrondissement de Paris. Les derniers sondages placent le candidat de l’union de la gauche en tête du premier tour avec 30 à 33 % des intentions de vote, devant Rachida Dati (26 à 28 %) mais annoncent un second tour des plus serrés.  

Visiblement ravi d’arpenter les allées du marché Blanqui (13 arr.) dimanche 11 janvier en fin de matinée, Bertrand Delanoë n’a pas lésiné sur les superlatifs dans son rôle de zélateur de son ancien chef de cabinet. « Emmanuel Grégoire est celui qui est le plus compétent, qui a les convictions les plus authentiques et surtout une relation à Paris qui est extrêmement désintéressée », a-t-il déclaré, accompagné du maire du 13e Jérôme Coumet. L’ancien maire de Paris (2001-2014) a insisté notamment sur « l’efficacité, la performance d’Emmanuel Grégoire, sa connaissance fine et son amour de Paris ».

De son côté, le député socialiste de la 7ᵉ circonscription de Paris a de nouveau présenté sa candidature comme « l’unique alternative à la droite conservatrice de Rachida Dati ». Sa liste rassemble socialistes, écologistes, communistes et ex-Insoumis de L’Après, LFI présentant sa propre candidate, Sophia Chikirou. Évoquant les « moments de gravité que nous vivons », Emmanuel Grégoire a exprimé « une pensée particulière pour ceux qui souffrent le plus, les plus vulnérables », en raison notamment des difficultés liées au pouvoir d’achat.

Emmanuel Grégoire, Bertrand Delanoë et Jérôme Coumet dimanche 11 janvier, sur le marché Blanqui, dans le 13e arrondissement de Paris. © Jgp

Bertrand Delanoë, maire (PS) de Paris de 2001 à 2014. © Jgp

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Bertrand Delanoë a insisté sur la nécessaire continuité des « priorités données à l’écologie, à l’inclusion, au rassemblement des Parisiens ». « Je sais qu’ils sont attachés à une modernité qui passe nécessairement par une exigence écologique et par une volonté que tout le monde puisse vivre ensemble dans la diversité sociologique, culturelle, générationnelle », a-t-il déclaré.

L’ex-premier magistrat de Paris a défendu un équilibre entre patrimoine et innovation en urbanisme, citant en modèle l’aménagement du quartier des Batignolles (17e arr.) avec le parc Martin Luther King comme « une conception humaine de l’aménagement de la ville ». Sur la propreté, sujet de critiques récurrentes, il a adopté un ton réaliste, rappelant que tous les maires de Paris ont été confrontés à ces critiques.

Concernant l’absence de soutien affiché d’Anne Hidalgo, Bertrand Delanoë a écarté la question : « Ça les regarde. Ce qui m’intéresse moi, c’est le rapport, la relation des Parisiens à leurs élus. Chaque moment suppose une nouvelle étape et de nouvelles personnalités. »  L’ancien maire a également évoqué « un enjeu d’éthique dans cette campagne » en soulignant l’importance « qu’il y ait des candidats qui soient au-dessus de tout soupçon ».

Un scrutin aux multiples configurations possibles

Deux sondages publiés ce week-end placent la liste d’union de la gauche en tête du premier tour, avec 30 % des intentions de vote selon l’Ifop (pour L’Opinion et Sud Radio) et 33 % selon Elabe (pour La Tribune Dimanche et BFMTV). Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate des Républicains, du MoDem et de l’UDI, recueille respectivement 28 % et 26 % des intentions de vote. « La dynamique est réelle, sur le terrain comme dans les sondages », a réagi la candidate de droite sur le réseau social X.

« Même si les deux premiers candidats sont très largement en tête au premier tour, ils sont entre les mains de faiseurs de roi », analyse Bernard Sananès, président d’Elabe. Pierre-Yves Bournazel (Horizons, soutenu par Renaissance) est crédité de 16 %, Sophia Chikirou (LFI) de 10 à 11 %. Sarah Knafo (Reconquête) recueille 8 à 9 % des intentions de vote, proche du seuil de 10 % nécessaire pour se maintenir au second tour, devant Thierry Mariani (RN) avec 5 à 7 %.

L’hypothèse d’une quadrangulaire au second tour placerait Emmanuel Grégoire et Rachida Dati quasiment à égalité, avec respectivement 36 % et 35 % selon Elabe. Dans un scénario de triangulaire avec le maintien de Sophia Chikirou, le sondage d’Elabe pour La tribune dimanche donne Rachida Dati gagnante avec 47 % contre 42 % pour Emmanuel Grégoire.

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