Patrick Ollier réitère sa demande de réversibilité de la fermeture des berges rive droite à Paris à l’issue une expérimentation de six mois et met en place un observatoire métropolitain afin d’évaluer les effets de la mesure, en lien avec AirParif. La Région annonce également la mise en place de son observatoire.
« Pourquoi la métropole ne prend-elle pas position ?, se questionnait le 7 septembre Christian Cambon, sénateur du Val-de-Marne. Nous demandons au président de sortir du consensus qui consiste à ne pas évoquer les sujets de discorde. » Plusieurs élus Les Républicains de Paris et de la petite couronne, au premier rang desquels Nathalie Kosciusko-Morizet, étaient alors réunis pour montrer leur opposition à la fermeture des voies sur berges rive droite, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’un recours.
Patrick Ollier leur a répondu, le 9 septembre 2016. Le président de la métropole du Grand Paris a ainsi réaffirmé sa position en faveur d’une expérimentation de six mois. Position par ailleurs commune avec celle du préfet de police, prise à la suite de l’avis défavorable rendu par la commission d’enquête publique et la volonté d’Anne Hidalgo de maintenir le projet.
Observatoire sous l’égide de William Delannoy
Mais la métropole ne s’arrête pas là et demande ainsi que des travaux n’interviennent pas pendant cette « période d’essai », afin d’assurer la réversibilité du projet. Surtout, et alors que le groupe d’opposants menés par NKM a nié le bénéfice du projet pour la qualité de l’air, Patrick Ollier annonce la création d’un observatoire. Cette structure sera chargée d’évaluer les effets de la mesure, tant en termes de pollution de l’air que de trafic routier. Les opposants fustigeant par ailleurs le report de trafic qu’impliquerait selon eux la fermeture des voies sur berges.
Animé par le groupe de travail métropolitain « mobilités durables », l’observatoire sera placé sous l’égide de William Delannoy, maire (UDI) de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et conseiller métropolitain délégué aux déplacements et à la mobilité. Les mesures seront évaluées sur la base des relevés de pollution qu’AirParif leur transmettra ainsi que des relevés de trafic routier transmis par le préfet de police. « Dans six mois, la réalité des faits tant au niveau de la pollution que de la circulation devrait permettre sereinement et en toute objectivité d’envisager les suites à donner à ce projet », considère la métropole.
Et alors que les élus LR de petite couronne, à l’instar de Christian Cambon, s’insurgeaient contre le fait que Paris ne se préoccupait pas des effets de la mesure sur la petite couronne, le président de la MGP leur précise que l’évaluation portera sur « l’ensemble du territoire métropolitain ». Du tac au tac.
De son côté, selon le Parisien, la présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a sollicité le médecin chef du Samu de Paris, Pierre Carli, président du conseil national de l’urgence hospitalière, pour présider un « comité d’évaluation des voies sur berge parisiennes ». « Ce comité régional « indépendant » est destiné à étudier sur une année les conséquences de la fermeture des voies sur berges rive droite à la circulation par la mairie de Paris, indique le quotidien. Conséquences en matière de pollution de l’air, nuisances sonores et circulation. Il sera composé d’experts associant notamment Airparif, Bruitparif, et le Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) et devrait être installé avant la fin du mois ».