Rudolph Granier – Servir et décider

Le candidat LR aux législatives dans le 18e arrondissement de Paris décrit son itinéraire, d’Issoire à Montmorency, et de Lons-le-Saunier à Paris, en passant par Bamako. Tout cela avec une étonnante simplicité.

Pas de faux semblant, chez Rudolph Granier, mais une franchise désarmante pour expliquer les raisons de sa vocation, les heurs et malheurs d’une carrière déjà bien remplie, à la fois rurale, internationale et parisienne. Avec une ambition simple, qu’il affirme sans la moindre emphase : « changer le monde, briser des plafonds de verre qui font que certains ne voient pas toujours leur mérite reconnu ».

Rudolph Granier est né à Clermont-Ferrand, à 30 km au nord d’Issoire où il grandit. Et il en est fier. « On vit au rythme des saisons, on a les pieds sur terre », résume-t-il, pour expliquer son attachement à ses origines paysannes. Il tient au mot. Même si son père, fils de paysans, fit carrière à la SNCF, cheminot à bord des TGV reliant Paris à Marseille, tandis que sa mère était femme au foyer.

Rudolph Granier. © DR

Son grand-père maternel était conseiller municipal en Lozère, sans étiquette. Lui revendique sans peine son appartenance aux Républicains. Un engagement qu’il présente comme une mission, animé donc par la seule volonté de servir. Une vocation, à l’entendre, chopée dès le plus jeune âge, et expliquant, déjà, son mandat de délégué de classe puis de conseiller municipal des jeunes. Une sensibilité qui lui fait choisir le droit administratif car l’exercice de responsabilités politiques lui apparaît très tôt comme une suite logique : « je voulais servir, puis décider et gérer », dit-il, comme une évidence.

En 1997, pour sa majorité, il rejoint le RPR, et milite à Clermont-Ferrand, où son investissement lui permet d’être nommé rapidement délégué départemental des jeunes du Puy-de-Dôme. Il devient un des collaborateurs de Brice Hortefeux, dans le cadre d’un stage au Parlement européen, puis secrétaire international des jeunes RPR. Il représente parallèlement le RPR au Youth european people party, voyage, organise l’appel des jeunes européens pour la candidature de Jacques Chirac.

Un réseau étoffé

En 2002, alors qu’il vient d’achever ses études de droit, François Longchambon, maire de Montmorency, fait de lui le plus jeune dircab’ de France. « Le poste me plait, j’aime les gens, j’ai envie de les aider », poursuit l’élu, attentif aux autres. Il contribue à la création de Collcab, l’association des collaborateurs de cabinet de droite et rejoint ensuite Jacques Pélissard, à la mairie de Lons-le-Saunier. Le feeling avec l’élu aux multiples casquettes n’est pas là, rendant la tâche complexe. Rudolph Granier affiche la même simplicité, et le même sourire, pour reconnaître ses échecs.

Il change de mairie et devient directeur de cabinet de Saint-Gervais-les Bains, en Haute-Savoie, où il se passionne pour les dossiers si particuliers que sont ceux des territoires de montagne. Puis revient à Paris, pour devenir consultant dans une société de service en ingénierie informatique (SSII). « Je m’éclate », résume-t-il, notamment dans des missions de conseil aux collectivités territoriales. Sa division, qui compte 11 employés quand il y entre, en a 150 lorsqu’il la quitte. Entre temps, il a continué de tisser un réseau déjà très étoffé en présidant l’Union des jeunes pour le progrès (UJP), un club de réflexion fondé par le Général de Gaulle.

Puis il rejoint Bamako, où il intègre l’International republican institute (IRI), une ONG basée à Washington qui œuvre pour l’amélioration de la gouvernance publique à travers le monde. Il enchaîne les missions de promotion et de défense des valeurs démocratique et républicaine, notamment au Mali, au Burkina Faso, en Mauritanie, au Tchad, au Niger, en RDC, où il effectue des missions ponctuelles.

En 2019, Rachida Dati, qu’il a croisée quelques années plus tôt, l’appelle pour sa campagne en vue de l’élection municipale à Paris. Il sera alors tête de liste dans le 18e où il se présentera de nouveau, lors des prochaines élections législatives, dans un arrondissement « multiple, fascinant, qui rassemble tous les Parisiens, leurs joies, leurs émotions, leur fierté mais trop leurs difficultés ».

« Rudolph est quelqu’un de courageux, qui a accepté de mener la campagne de Rachida dans le 18e, où personne ne souhaitait se risquer », indique le maire du 17e, Geoffroy Boulard. « Nous partageons une même passion pour le rugby », poursuit l’élu. Et pour le service public.

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