Droit de réponse du préfet aux critiques de Pierre Bédier à l’encontre de Grand Paris aménagement

A la suite d’un article relatif au premier conseil d’administration de Citallios, dans lequel le Journal du Grand Paris rapportait les propos de Pierre Bédier fustigeant « les gros sabots » d’un Etat aménageur « préoccupé par des critères purement financiers », le préfet Carenco nous a adressé le droit de réponse suivant.

Jean-François Carenco, préfet d'Ile-de-France, préfet de Paris. © DR

Jean-François Carenco, préfet d’Ile-de-France, préfet de Paris. © DR

« Vous avez rendu compte de la création de Citallios, SEM commune aux deux départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine, rappelle le préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, dans un droit de réponse adressé ce lundi 12 septembre 2016 au journal du Grand Paris. Représentant de l’État dans la région, je ne peux que réagir à certains propos que vous rapportez, poursuit Jean-François Carenco.

L’État avec ses gros sabots a quand même réussi à réaliser des opérations d’urbanisme monumentales et reconnues : du château de Versailles (certes, il y a quelques années) au quartier de La Défense en passant par le plateau de Saclay et la réalisation en cours du nouveau réseau de transport du Grand Paris express.
Je souhaite à tous d’avoir les mêmes sabots. Prenons garde à ne pas tomber dans les caricatures de l’État incapable de travailler car bloqué par des contraintes financières, s’opposant à des collectivités locales extraordinaires, gentilles, intelligentes, sans contraintes financières et voulant répondre positivement à toutes les demandes des citoyens éclairés. Ceci est peut-être vrai dans les Yvelines mais mettons-le au rang de simples expressions que l’on regrette ensuite d’avoir prononcées. La vérité est qu’aujourd’hui la vie n’est pas comme hier, que le monde change et que si nous voulons recréer le monde pour nos enfants alors la vérité est dans la coopération, le travail en réseau. C’est ce que font mes services y compris GPA qui veulent simplement concourir à l’intérêt général. Je rassure tout le monde dans la vie de tous les jours, même avec Pierre Bédier, ça marche. Une bonne fois pour toute, dans le monde qui change à une vitesse infinie, réduire l’action publique au débat État / collectivités locales est ringard. Absolument ringard. La vérité, conclut Jean-François Carenco, c’est de rassembler les acteurs du changement de notre mode de vie et de gouvernance, c’est de gagner ensemble la bataille pour l’emploi. »

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