Le président de Paris métropole déplore que Marylise Lebranchu ait soutenu, à l’Assemblée nationale lors de l’examen de l’article 17 septdecies de la loi NOTRe relatif au Grand Paris, des dispositions contrevenant aux engagements du Premier ministre.
« La lecture de l’article 17 septdecies de la loi NOTRe s’est révélée très décevante à l’Assemblée nationale, alors que le texte avait progressé au Sénat » estime Patrick Devedjian. Le président de Paris métropole déplore que Marylise Lebranchu n’ait pas respecté les engagements de Manuel Valls, qui avait affirmé que les quatre lectures du texte devaient constituer un « chemin de consensus ».
« Le plus grave, estime le président des Hauts-de-Seine, c’est que ce gouvernement ne souhaite absolument rien décentraliser, comme le démontre la création d’une opération d’intérêt national (OIN) sur 20 nouveaux sites. Ainsi la métropole se retrouve-t-elle dépourvue de compétences réelles, stratégiques, poursuit-il. Dans sa logique, le gouvernement, pour compenser cet état de fait, a tenté de faire en sorte que la métropole absorbe des compétences de proximité exercées aujourd’hui par les maires, déplore Patrick Devedjian. Ce qui est une idiotie supplémentaire, puisque rompre avec la gestion de proximité de ces compétences est le meilleur moyen de favoriser le vote en faveur du FN. » L’ancien ministre dénonce également « l’exécutif pléthorique » de la future métropole, considérant que l’hypothèse d’une représentativité de chaque représentant des communes proportionnelle au poids de sa population a au moins le mérite d’offrir une alternative à un exécutif de plus de 340 élus.