En amont de la Maker Faire qui se tiendra du 30 avril au 1er mai à la Foire de Paris, la mairie de Paris a présenté, le 24 février 2016, son plan « Paris, Cité des makers » qui vise notamment à doubler le nombre de lieux de fabrication dans la Capitale.

Jean-Louis Missika présente le plan « Paris cite des makers ». @ Sophie Robichon
Les « makers » étaient à l’honneur à l’Hôtel de ville. A l’intérieur, Antoinette Guhl et Jean-Louis Missika, respectivement adjoints chargés de l’économie circulaire et du développement économique, ont accueilli les équipes de Maker Faire France et des acteurs parisiens du mouvement. Dans les salons et sur le parvis, ces même acteurs ont animé des ateliers de présentation et de démonstration à destination des professionnels et du grand public.
A cette occasion, les deux élus ont annoncé les principaux objectifs du plan « Paris, Cité Makers » porté par la Ville et « destiné à promouvoir et à développer la communauté « makers » à une échelle francilienne », rapporte la mairie. Ce plan, qui sera présenté au Conseil de Paris à l’été 2016, prévoit notamment de doubler le nombre de lieux liés à la fabrication dans la capitale (fablabs, makerspaces, etc) « pour arriver à 40 lieux d’ici à 2020 ». L’exécutif souhaite également, à la même échéance, que « chaque arrondissement dispose d’une ressourcerie, dans lesquelles les objets déposés pourront trouver une seconde vie ».
Micro-usines
« Il est important de soutenir cette communauté qui fait émerger un nouveau paradigme industriel où l’usage et les usagers sont remis au cœur du processus de conception et de fabrication et qui permettra la création de nouveaux emplois dans des micro-usines », a souligné à cette occasion Jean-Louis Missika, reliant l’Arc de l’innovation aux futurs lieux makers. La mairie a invité les Parisiens intéressés par ce plan à participer à son élaboration.
Menée par les élus parisiens, la mission d’information sur les filières industrielles d’avenir préconisait, dans son rapport présenté en septembre 2015, de « mettre en œuvre une stratégie renforcée en matière d’action foncière et immobilière » afin de permettre aux artisans et industriels de pouvoir conserver leur activité dans la commune. Le « livre blanc » publié à l’issue des Etats généraux de l’économie circulaire prônait, quant à lui, une série de propositions afin d’innover et d’expérimenter en la matière. Autant de pistes en faveur des makers.